Archive

Articles taggués ‘Montréal’

Forum international de l’ESS : pouvoirs publics et société civile doivent dialoguer !

11/06/2011

Forum International de l'Économie Sociale et Solidaire 2011 - FIESSA peine passés les Etats Généraux de l’ESS en France qu’il faut inscrire un événement d’envergure internationale dans nos agendas. Le Forum international de l’économie sociale et solidaire se tiendra en effet du 17 au 20 octobre à Montréal. Comme pour les Etats Généraux en France, cette rencontre internationale a pour thème principal : le nécessaire dialogue État – société civile pour l’élaboration de politiques publiques en faveur de l’économie sociale et solidaire.

Un programme très riche est déjà accessible en ligne. Vous constaterez qu’en plus des ateliers et conférences, le FIESS mise sur la visite d’entreprises d’ESS pour faire découvrir au monde entier les innovations sociales développées au Québec.

N’attendez plus, inscrivez-vous dès maintenant à cet événement incontournable de l’année 2011, qui permet de constater qu’un mouvement de changement est en marche partout dans le monde.

Likez” le FIESS sur Facebook et visionnez les nombreuses vidéos d’invitation au Forum.

Evénement solidaire, québec , , ,

Montréal : 2ème édition du rendez-vous des entrepreneurs sociaux

22/04/2011

RDV-entrepreneurs-sociauxPour la deuxième année consécutive, l’Institut du Nouveau Monde organise le Rendez-vous des entrepreneurs sociaux. En 2011, l’INM met à l’honneur les collaborations que peuvent construire les entrepreneurs sociaux avec le monde des affaires et le public. Un Petcha-Kutcha (20×20) sera d’ailleurs consacré aux partenariats public/privé/entrepreneuriat social. Le clip de promotion de cette édition reprend lui aussi cette thématique :

Le Rendez-vous des entrepreneurs sociaux – 2011

A noter également la venue de Jean-Marc Borello, fondateur du Groupe SOS et président du Mouves, qui participera à une table ronde sur les best practices des entrepreneurs sociaux.

Inscrivez-vous vite ! Tout est ici.

entrepreneuriat social, québec , ,

Ecotrip WebTV : la web télé durable québécoise

13/07/2010

Après avoir sillonné le Québec pour mettre en avant des initiatives vertes et durables et avoir créé un blog dédié au développement durable positif, Ecotrip lance aujourd’hui sa Web télé durable. Pendant la période estivale, Aude et Math, les co-fondateurs de l’organisme, nous proposent 6 reportages sympa, pédagogiques et légers (pour ne pas dire raffraîchissants) sur le verdissement urbain, la conso responsable, la gestion des matières résiduelles, la mode éthique, l’eau et les transports durables.

Cette initiative a ceci d’intéressant que Mathieu et Aude ne sont pas à la base des écolo militants mais des communicants “conscientisés” et surtout spécialisés dans le web. Cette marque de fabrique se retrouve dans les reportages et autres productions d’Ecotrip qui sont toujours très accessibles et jamais culpabilisants… ce qui permet de toucher davantage les citoyens et avoir un impact sur leurs pratiques.

Je vous laisse regarder le premier épisode de cette webTV qu’on espère TRES durable :

Et pour en savoir plus sur la démarche des fondateurs d’Ecotrip, écoutez une interview de Math :

Et toujours : le blog d’Ecotrip

Actions solidaires, québec, web 2.0 , ,

Rendez-vous des entrepreneurs sociaux à Montréal : inscrivez-vous !

23/04/2010

Le 1er juin prochain, l’INM et ses nombreux partenaires de l’économie sociale et solidaire organisent le premier rendez-vous des entrepreneurs sociaux. Les acteurs incontournables de l’innovation sociale québécoise ont concocté un programme très alléchant.

Le Rendez-vous des entrepreneurs sociaux, c’est en effet :

  • Des recettes de succès, tels que Communauto, les CPE ou l’Accorderie,
  • Des conférenciers prestigieux qui dévoilent comment avoir un impact social sur la société et être acteur du changement,
  • Des partages d’expériences, de conseils et de connaissances de centaines de participants.

Pour accéder au programme détaillé, c’est par ici. N’attendez plus : vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire sur le site de l’événement!

Et pour vous faire patienter jusqu’au mois de juin, voici une petite vidéo…

Le Rendez-vous des entrepreneurs sociaux from INM – Institut du Nouveau Monde on Vimeo.

Actions solidaires, entrepreneuriat social, québec , , ,

L’Itinéraire en campagne

23/12/2009

logo-itineraireJe n’ai pas encore eu l’occasion (mais surtout le temps) de consacrer un billet à l’Itinéraire. Pourtant ce groupe d’économie sociale est sans doute l’un des plus actifs (et l’un des plus visibles) de Montréal. Sa mission est “d’accroître l’autonomie, le savoir et la créativité des personnes qui connaissent des difficultés liées à la marginalité et à l’itinérance”.

pub itineraireSon produit “phare” est le magazine l’Itinéraire, qui est un journal de rue – un peu comme Macadam, en France – dont l’objectif est de permettre aux SDF, toxicomanes et sans emploi de se réinsérer socialement (par la vente du magazine, mais également par la rédaction d’articles, du coaching et un accompagnement psychosocial). Le magazine papier a son pendant numérique avec le magDVD Le 3e Œil qui permet à des jeunes de la rue âgés entre 18 et 30 ans de se réinsérer par le multimédia. A cela vient s’ajouter le Café L’Itinéraire qui est considéré comme la porte d’entrée du Groupe. Les personnes en difficultés peuvent venir y manger à peu de frais (4$ pour un repas complet).

Si je parle de l’Itinéraire aujourd’hui c’est qu’il vient de lancer une campagne de publicité à l’occasion de ses 15 ans. Le Groupe a en effet fait appel à une prestigieuse agence de pub montréalaise (l’agence Bos) pour prendre la parole en télé, en presse et sur les murs de la métropole québécoise. Le résultat : des annonces simples, efficaces et positives signées “Faites un bout de chemin avec nous!“. Notons que si le Groupe a pu s’offrir cette campagne pluri-media c’est qu’il est particulièrement actif pour accroître sa capacité d’autofinancement (collecte de fonds, vente d’espaces publicitaires, produits dérivés, etc.).

Je vous laisse juger de la campagne télé :

Campagnes de com, québec , , ,

Ecto concilie coworking et coopérative

02/12/2009

AccueilLe Québec compte plus de 500 000 travailleurs autonomes. Même si ce statut inspire souvent admiration et alimente beaucoup de fantasmes (ah… la figure de l’entrepreneur !), la vie de ces travailleurs indépendants n’est pas toujours rose. Ces « SBF » – pour « Sans Bureau Fixe » – sont souvent confrontés à l’isolement professionnel. Ajoutez à cela des espaces de travail souvent mal adaptés à leurs activités – puisqu’ils travaillent souvent de leur domicile – des réunions improvisées au café du coin et la paperasserie administrative à gérer et vous constaterez que la vie du SBF n’est pas tous les jours facile. C’est pour améliorer le quotidien des travailleurs autonomes et favoriser leurs interactions qu’a été créée ECTO. Découverte de cet espace de coworking ET coopérative de solidarité sur communication-solidaire…

Ouvert depuis quelques mois, ECTO est un lieu de coworking, ou en bon français, un espace de travail partagé. Situé en lieu et place de l’ancienne phonothèque de Montréal, en plein cœur du Plateau Mont-Royal, ECTO propose des équipements et des services (salle de réunion, Internet, impressions, rangements et même café et muffins !) à des travailleurs autonomes, des consultants, des représentants… bref à tous ces « travailleurs nomades urbains » qui n’ont pas de lieu de travail fixe. Espace entièrement modulable et ouvert, meubles ergonomiques, cuisine chaleureuse, canapés confortables… tout est fait pour accueillir de façon optimale le « SBF » esseulé.

Coin cosyECTO n’est pas le premier espace de coworking à Montréal et au Québec, mais c’est bien le seul à avoir opté pour le modèle coopératif. « Pour nous, il a toujours été clair qu’ECTO serait une coop, ça ne pouvait être autrement » explique Samantha Slade, co-fondatrice d’ECTO et de Percolab, entreprise sociale. « Dès les premières réunions de travail, les créateurs d’ECTO se sont retrouvés autour de valeurs comme la démocratie, l’ouverture ou encore la transparence » ajoute Diane Ouellet, elle aussi co-fondatrice de la coop. Des valeurs qui convergeaient toutes vers le modèle coopératif et son mode de gouvernance partagé. Dès les prémices d’ECTO, les fondateurs choisissent d’ailleurs d’ouvrir les réflexions au plus grand nombre en créant un wiki sur internet où chacun peut apporter ses propres idées et contributions.

Poètes, philosophes et designers
Deux ans après le lancement de ce wiki, ECTO a ouvert ses portes et compte aujourd’hui plus de 20 membres utilisateurs. Car pour pouvoir utiliser l’espace d’ECTO, il faut bien entendu devenir membre de la coop. « Cela rend le travailleur socialement responsable » souligne Diane. Pour être en phase avec ses valeurs, ECTO refuse de se positionner sur un secteur professionnel spécifique comme peuvent le faire d’autres espaces de coworking montréalais. Ici, une illustratrice de livres pour enfants côtoie un poète, un philosophe spécialiste du multimédia échange avec un consultant en communication et une rédactrice peut découvrir les rêves les plus fous d’un designer. « Cela crée des opportunités, explique Samantha avec enthousiasme, je suis convaincue qu’en étant membre d’ECTO, le travailleur autonome connaîtra davantage de succès professionnels car ici, réseautage, discussions et échanges sont favorisés ! ».

Au-delà des avantages indéniables qu’ECTO apporte aux travailleurs autonomes, la coop entend être actrice de la vie économique, démocratique et culturelle locale. L’espace de travail a ainsi été conçu par une designeuse habitant le quartier, et certains meubles ont été dessinés et élaborés par des artisans montréalais. ECTO accueille également le Café des connaissances et a été le lieu du dernier Yulcamp consacré à la culture alimentaire. Des 5 à 7 professionnels y sont aussi organisés par la CDEC Centre-Sud / Plateau Mont-Royal, partenaire privilégié de la coop.

On l’aura compris, ECTO est bien plus qu’un simple espace partagé de travail. Organisation d’économie sociale, elle contribue au dynamisme économique local et permet à des travailleurs autonomes de se consacrer plus sereinement et efficacement à leurs activités. En phase de démarrage, la coop a besoin de membres pour assurer à ses projets tout le succès qu’ils méritent. Alors, pourquoi n’iriez-vous pas vous installer confortablement dans les canapés d’ECTO pour envoyer votre prochain mail à votre client préféré ?


Pour en savoir plus…

Découvrez ECTO en images.

Visionnez un entretien avec Samantha Slade et Diane Ouellet, membres d’ECTO

Contactez ECTO :
http://ecto.coop
880 rue Roy Est
Montréal Québec H2L 1E6
info@ecto.coop
+1 514 564-8636
Pour s’y rendre

Coopératives, québec , ,

Lezarts, une coopérative d’habitation très artistique

22/08/2009

logolezartsVignes, tournesols, et autres fleurs aux couleurs chatoyantes… Quand on pénètre dans le luxuriant jardin de la coopérative d’habitation Lezarts, on peine à croire que l’on se trouve dans le Centre sud de Montréal, un ancien quartier industriel de la métropole québécoise. Ce havre de nature n’est qu’une des nombreuses surprises que réserve cette coop dont les résidants sont tous des artistes professionnels. Visite guidée.

« Ici, chacun a des responsabilités ! » précise avec le sourire Jean-Pierre Lacroix, l’un des fondateurs de Lezarts. Parce que dans cette coopérative d’habitation, pas de concierge, de syndic et encore moins d’agent d’entretien. Chaque habitant est responsable du bon fonctionnement de la coop et doit mettre la main à la pâte. Et pour cause : dans ce type d’habitat d’économie sociale, les résidants sont membres à part entière de leur coop. Ils sont à la fois locataires de leur logement individuel et propriétaires de leur immeuble, puisqu’ils en ont acquis une part.

PhotoarticleEt à Lezarts, on peut sans hésiter parler de membres (très) actifs : ils s’investissent chaque mois dans le conseil d’administration – où toutes les décisions sont prises démocratiquement -, veillent aux finances de la coop, en assurent le secrétariat, l’entretien et à la communication. Ils participent également à la sélection des nouveaux résidants. « On apprend à travailler ensemble, explique Jean-Pierre. Vivre en coop permet de se former et de se découvrir des talents, ça développe l’empowerment ! ». « Habiter en coop c’est comme avoir un job », poursuit Stéphanie Morissette, dessinatrice-vidéaste et ‘lezartienne’ depuis 2002. On l’aura compris, opter pour l’habitat coopératif demande un réel investissement personnel. Mais vu ce que leur apporte leur vie à Lezarts, les membres de la coopérative sont prêts à donner un peu de leur temps et de leur énergie.

Favoriser l’art et la création
Lezarts est loin d’être une coopérative d’habitation comme les autres ! Ouverte en 2002, c’est la seule au Québec dont les membres sont exclusivement des artistes professionnels. Dans cette coop hors du commun, tout est fait pour faciliter l’exercice des arts visuels et médiatiques. « Les 33 logements ont été pensés pour offrir un important espace de travail et de création aux résidants, explique Jérôme Bouchard, peintre et membre de la coop depuis plus de 6 ans. C’est parfait pour moi qui ai souvent besoin de voir mes réalisations avec du recul ».

Par ailleurs, le prix des logements est adapté à la situation financière des artistes. « Les loyers de Lezarts doivent être inférieurs au loyer montréalais moyen, explique Stéphanie Morissette. En plus, en tant que membre nous bénéficions d’un rabais de 150$ par mois ».

Mais c’est surtout le fait de pouvoir vivre aux côtés d’autres artistes qui est très stimulant pour les membres de Lezarts. « Habiter ici ouvre de nouveaux horizons », explique avec passion Stéphanie. « On peut très facilement échanger avec nos voisins voire même s’entraider, souligne Jean-Pierre Lacroix. J’ai même eu l’occasion de faire du troc avec Stéphanie : des photos contre des rideaux ».

Le partage autour des créations et de la vie culturelle est également favorisé. « Une fois par mois, un artiste présente son travail aux autres membres de la coop, indique Jérôme Bouchard. Et quand on sait qu’il y a des appels à projets, on en informe les autres membres », poursuit-il.

De plus, un des logements accueille des artistes étrangers invités par le Conseil des arts et des lettres du Québec. « On échange beaucoup avec eux. C’est vraiment intéressant de rencontrer des artistes internationaux », lance Jérôme, enthousiaste.

Encadré FECHIMM

Lezarts joue également un rôle important au sein de son territoire. Ancienne usine de vêtements, totalement réaménagée et recyclée, elle symbolise la revitalisation du quartier. « Le voisinage est plus dynamique qu’avant indique Jean-Pierre, des activités se sont créées autour de la coop ». Des ateliers d’artistes ont ainsi vu le jour depuis 2002.
« Il y a également des interactions avec les habitants du quartier », explique Stéphanie. En effet, soucieux d’associer leurs voisins à la vie de Lezarts, les artistes les convient chaque année à découvrir leurs œuvres à l’occasion d’une visite d’ateliers.

Enfin, les membres de la coop s’investissent dans la vie de leur quartier. Certains d’entre eux ont exposé dans les parcs alentour ou à la Maison de la Culture Frontenac. D’autres encore sont impliqués dans le marché Frontenac, qui travaille uniquement avec des producteurs des environs de Montréal. Car non contents de donner du temps pour leur coop, les membres de Lezarts sont aussi des citoyens actifs et engagés. Les deux doivent vraisemblablement aller de pair…


Découvrez la coop en images.

Pour découvrir les réalisations des artistes qui ont répondu à mes questions :

Pour en savoir plus sur les coopératives d’habitation :

  • www.fechimm.coop, site de la Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain et
  • www.cooperativehabitation.coop, site web de la Confédération québécoise des coopératives d’habitation.

Et enfin, les coordonnées de Lezarts :
2220 rue Parthenais, Montréal (QC) - H2K 3T4
Pour s’y rendre
info@lezarts.coop
www.lezarts.coop

Coopératives, québec , , , , ,

Quand insertion sociale rime avec développement durable et nouvelles technologies

07/08/2009

Logo Insertech AngusCombiner développement durable, insertion sociale et accès pour tous aux nouvelles technologies : une mission impossible ? Pas pour Insertech Angus ! Depuis 11 ans cette entreprise d’insertion recycle, répare et assemble des ordinateurs qu’elle revend à bas coût à des écoles, des organismes communautaires, ou à des personnes à faibles revenus… le tout en proposant à des jeunes de 18 à 35 ans un parcours d’insertion qui leur permet d’acquérir de solides compétences dans le domaine des TIC. Portrait de cet acteur incontournable de l’économie sociale montréalaise qui a su adapter ses activités au marché et à ses jeunes salariés.

Répondre aux besoins spécifiques de son territoire et de sa communauté, c’est ce que fait Insertech Angus depuis maintenant 11 ans. « L’entreprise d’insertion a été créée en réponse à un taux de chômage élevé et à une faible scolarisation des jeunes de Rosemont-Petite Patrie, quartier de l’Est de Montréal » explique avec passion Agnès Beaulieu, directrice générale de l’entreprise. « A l’époque, la fondation de l’entreprise s’inscrivait également dans un projet collectif de développement et de relance économique du site Angus » poursuit celle qui s’est battue pour qu’Insertech Angus voie le jour.

Le résultat ? La mise sur pieds d’une entreprise d’insertion qui s’est fixée trois missions, et non des moindres. La première consiste à former et préparer à l’emploi des jeunes adultes en difficultés. La seconde est d’ordre environnemental : Insertech Angus entend favoriser le réemploi et le recyclage du matériel informatique. La troisième concerne l’accès aux nouvelles technologies pour les familles et les organismes à faible budget.

Plus de photos sur Flickr!

Pour accomplir sa mission d’insertion, Insertech Angus propose à des adultes de 18 à 35 ans une activité salariée d’une durée de 6 mois. Pendant cette période, les jeunes bénéficient d’une formation sur quatre métiers en lien avec l’informatique : le travail de bureau (réception, bureautique, accueil…), l’assemblage et la réparation de PC et autres imprimantes, la gestion des stocks et enfin la vente de matériel informatique. L’objectif est de leur permettre d’apprendre un métier en contexte réel et d’acquérir des compétences immédiatement mobilisables dans la vie professionnelle.
L’informatique n’a pas été choisie par hasard. C’est en effet un domaine qui correspond au profil d’un certain nombre de demandeurs d’emploi de l’Est de Montréal, à savoir des jeunes qui ont connu des échecs scolaires mais qui s’intéressent de près aux nouvelles technologies et sont souvent branchés jeux-vidéos. «Avec l’informatique, nous voulions sortir de la logique ‘d’économie du pauvre’ associée à tort aux entreprises d’insertion, souligne Agnès Beaulieu. Nous avons choisi une activité qui permet aux jeunes d’être fiers de ce qu’ils accomplissent et leur donne l’opportunité d’être reconnus voire admirés par leur communauté ». La formation in situ est complétée par des cours d’alphabétisation numérique, une aide psychosociale, un accompagnement à la recherche d’emploi et à l’orientation scolaire et par une formation à la citoyenneté. Une équation qui est synonyme de succès : plus de 85% des personnes qui ont suivi le programme d’insertion développé par Insertech Angus retrouvent un emploi ou reprennent des études. Et la majorité d’entre elles en ressort plus autonome et confiante.

Lutter contre la fracture numérique

Mais l’impact social de l’entreprise ne s’arrête pas là. En effet, Insertech Angus favorise le recyclage et le réemploi du matériel informatique à Montréal. Elle a d’ailleurs été récompensée très récemment pour ses efforts en matière de développement durable en recevant un Phénix de l’environnement. Chaque année, ce sont 5000 à 6000 ordinateurs reconditionnés, réparés ou optimisés qui passent entre les mains des jeunes salariés de l’entreprise. Les appareils sont ensuite destinés aux écoliers, aux personnes à faibles revenus ou à des entreprises d’économie sociale qui peuvent ainsi accéder aux nouvelles technologies à bas coût. Depuis sa création, Insertech Angus a permis de lutter efficacement contre la fracture numérique en remettant à neuf plus de 50 000 machines.

L’entreprise d’insertion ne pourrait pas accomplir ses trois missions avec tant de brio si elle ne s’était pas adaptée aux réalités du marché. En effet, depuis sa création, Insertech Angus a su diversifier ses activités. Elle a ainsi débuté avec l’assemblage de vieux ordinateurs récupérés, pour lancer par la suite sa propre marque d’ordinateurs neufs en 2002. Elle a ensuite complété sa gamme par de l’usagé haut de gamme, et a parfait sa palette d’activités avec la consultation, la formation des usagers et les services techniques. Cette diversification a non seulement permis à l’entreprise de maintenir ses bons résultats mais a également fait découvrir aux jeunes en insertion de nouvelles orientations professionnelles (comme la vente, le service à la clientèle…). Agnès Beaulieu l’affirme d’ailleurs haut et fort : « Nous prenons le virage des services et nous voulons impliquer les jeunes dans ces activités qui favorisent l’insertion professionnelle. Par ailleurs, l’activité ‘services’ est très valorisante pour nos salariés qui se retrouvent en contact avec une clientèle qui reconnaît leur professionnalisme ».

Encadré CEIQS’il fallait un dernier exemple pour vanter l’efficacité et l’utilité sociale d’Insertech Angus ce serait très certainement son implication à l’étranger. L’entreprise d’insertion accompagne des partenaires argentins, haïtiens et guatémaltèques pour les aider à mettre en place des ateliers d’insertion spécialisés dans les TIC. Grâce à de multiples échanges, des programmes de mentorat et de jumelage avec Insertech Angus, l’Argentine s’est d’ores et déjà dotée de quatre ateliers d’insertion. Avec un partenaire tel que l’entreprise montréalaise, nul doute que le Guatemala et Haïti sauront suivre le même chemin !

Découvrez Insertech Angus en photos et continuez à me faire part de vos initiatives à communication.solidaire@gmail.com.

Pour en savoir plus sur l’insertion socio-professionnelle au Québec, rendez-vous sur le site du Collectif des entreprises d’insertion du Québec.

Et enfin… un entretien vidéo d’Agnès Beaulieu :

Actions solidaires, québec , ,