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Reportages sur l’économie sociale québécoise : faites-moi part de vos initiatives !

19/07/2009

Je vous l’annonçais dans le billet précédent, je suis installé à Montréal depuis un mois et je me lance dans la réalisation d’une série de reportages sur l’économie sociale québécoise, intitulée pour l’instant « Plongée au cœur de l’économie sociale et solidaire québécoise ». Explications…

Le Québec est souvent perçu comme un précurseur en matière d’économie sociale et solidaire (ESS). Mais quelles sont les raisons d’une telle perception ? L’ambition des reportages « Plongée au cœur de l’ESS québécoise » est de tenter de répondre à cette interrogation.

En s’appuyant sur des initiatives concrètes et innovantes, cette série montrera en quoi le Québec regorge de projets économiques solidaires. Pour se faire, les reportages porteront sur des secteurs économiques traditionnels dans lesquels des entreprises d’économie sociales du Québec ont développé leurs activités : tourisme, santé, agriculture, communication, habitation, santé…

L’objectif : démontrer que l’économie sociale est devenue en quelques années un des piliers de l’économie québécoise et que ses valeurs peuvent irradier l’ensemble des secteurs économiques dits traditionnels.

Plus de détails dans la note de présentation ci-jointe.

Je suis donc à la recherche d’initiatives pour illustrer très concrètement cette série de reportages. Faites-moi part de vos projets solidaires à communication.solidaire@gmail.com !

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Entre la France et le Québec, j’ai choisi les 2!

19/07/2009

francequebecDepuis un bon mois, mes postes sont un peu moins réguliers, et pour cause : j’ai quitté la France pour m’installer à Montréal. Je me suis demandé quel serait l’impact de cette installation sur la ligne éditoriale de communication-solidaire. M’étant éloigné de la France, je pensais que je serais moins au fait de l’actualité de l’économie sociale et solidaire hexagonale. Je me trompais. Depuis que je suis au Québec, j’ai reçu bon nombre de communiqués de presse de France et j’arrive à suivre les ‘aventures’ des acteurs de l’ESS via mes contacts et Internet (merci Google Alerts et Twitter !).

Tout ça pour dire que rien (ou presque) ne changera pour communication-solidaire. Je continuerai à relayer les actualités des acteurs de l’ESS français tout en vous faisant part des spécificités de l’économie sociale québécoise qui est très dynamique. Je me lance d’ailleurs dans un projet au long cours, qui j’espère, aboutira. D’ici les prochains mois, je vais aller à la découverte des acteurs locaux et de leurs initiatives solidaires pour vous faire partager la vitalité de l’économie sociale québécoise. Pour en savoir plus sur ce projet de reportages, voici une note de présentation.

Aux amis québécois : si vous souhaitez me faire part d’initiatives traduisant le dynamisme et la vitalité de l’économie sociale du Québec, une seule adresse : communication.solidaire@gmail.com.

Et pour les Français… continuez à me transmettre vos actualités (à la même adresse !), je me ferai un plaisir d’en parler sur le blog ou via Twitter !

A très bientôt sur communication-solidaire.com !

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De l’art d’être anti-communicant…

06/01/2009

Premier coup de gueule sur communication-solidaire.com suite à la parution d’un courrier de lecteur dans le Journal de l’Action sociale de décembre 2008, dont je vous laisse prendre connaissance : 

J’ai reçu […] une invitation à la conférence “Économie sociale : quelles stratégies de développement ?”, organisée le mardi 27 janvier 2009 à la Maison de la Chimie par Les Échos, en partenariat avec le Ceges, PriceWaterhousesCoopers, le Groupe Caisse d’Épargne, l’IFA, Chorum, le Coorace, le Crédit Coopératif, la Mutualité Française et PUna.

Jeune retraité, ancien responsable de la licence professionnelle Management des organisations de l’économie sociale à l’université de Marne-la-vallée, je me suis dit : “tiens, une conférence intéressante pour un retraité !”. Je comptais donc m’inscrire, la conférence étant aussi ouverte à tous ceux qui sont concernés par le développement des entreprises de l’économie sociale.

Je ne m’inscrirai pas. Tarifs d’inscription : 358,80 euros TTC pour les entreprises de l’économie sociale, 1136,20 euros TTC pour les autres. Je suis furieux, choqué, humilié.

Furieux! 1136,25 euros! Comment l’économie sociale accepte-t-elle qu’un Smic mensuel soit dépensé par une personne en une seule journée ? C’est une honte !

Choqué ! Comment le Ceges ose-t-il co-organiser une conférence hors de prix au moment même où est attendue la publication de la loi généralisant le RSA et réformant les politiques d’insertion, où rouvrent les Restos du coeur, où peuvent commencer les recours prévus par la loi sur le droit au logement opposable ? L’argent des inscriptions ira-t-il au Ceges ? au Groupe Caisse d’Épargne ? Quelles leçons ce groupe a-t-il à donner pour le développement des entreprises de l’économie sociale dans une période de crise mondiale où il a jeté par la fenêtre de l’argent de ses épargnants ? C’est une honte !

Humilié ! Le mot “valeurs” est certes plusieurs fois utilisé dans le texte d’invitation. Mais pas une seule fois le mot “hommes” et “femmes” ! Comment oser discuter des stratégies de développement de l’économie sociale sans mentionner une seule fois le rôle essentiel que les salariées et les salariés jouent dans ce développement ? Comment donner confiance dans cette économie aux milliers de jeunes de l’enseignement supérieur formés et diplômés chaque année dans toutes les universités françaises !

C’est une honte !

Bref, il faut que la conférence du 27 janvier 2009 soit annulée !

Cette réaction est à mon sens contre-productive : elle va à l’encontre de l’effort d’ouverture et de lisibilité que fait le Ceges en organisant cette conférence

Elle cantonne l’économie sociale et solidaire (ESS) à un cercle d’experts soi-disant garants d’un idéal humaniste. Ce qui est exaspérant c’est que des valeurs a priori nobles sont  instrumentalisées pour servir un discours d’un autre temps qui nuit à la visibilité et à la reconnaissance d’un secteur entier. 

Ces mêmes valeurs sont à mon sens mobilisées à des fins personnelles, puisqu’elles permettent à ce lecteur “furieux, choqué et humilié” de se positionner comme LE défenseur de la solidarité. C’est une attitude fréquente dans ce secteur : ne pouvant accéder au pouvoir de l’argent (on devine bien pourquoi), certains entament une course au pouvoir de la morale en se drapant dans de grands idéaux… le tout, bien entendu, pour se valoriser. Cela contribue à alimenter les idées reçues selon lesquelles le secteur de l’ESS est un repère d’idéalistes et d’utopistes patentés. Ce qui est bien entendu incorrect. La plupart des acteurs de l’ESS sont des entrepreneurs confrontés aux mêmes impératifs économiques que les entreprises “traditionnelles” et qui en plus, ont fait le choix de mettre l’Homme au coeur des préoccupations.  

Je conclurai en criant haut et fort que la conférence du 27 janvier 2009 doit avoir lieu ! La démarche du Ceges va dans le bon sens :  en organisant ce type de manifestation, il permet à l’économie sociale et solidaire de mieux se faire comprendre et d’aller à la rencontre de nouveaux publics. Bref, à être pragmatique et conscient des enjeux actuels. Deux postures que devraient adopter les acteurs du secteur!

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