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Articles taggués ‘économie sociale et solidaire’

Pour un Noël écologique et… solidaire !

22/12/2009

Noel solidaireCette année encore, le Chantier de l’économie sociale et Equiterre, organisme de défense de l’environnement se sont associés pour promouvoir l’idée d’un Noël responsable et solidaire. Le but cette campagne commune est simple : aider les citoyens à fêter Noël en consommant mieux… et moins. Les deux organismes nous proposent ainsi des trucs et astuces pour réduire notre impact environnemental pendant les fêtes de fin d’année et nous orientent vers des entreprises d’économie sociale pour nos achats de Noël.

Le site Internet d’Équiterre présente de son côté une foule d’idées de cadeaux écologiques, équitables et solidaires; des tuyaux pour décorer et emballer autrement, et des conseils pour recevoir à la maison de façon responsable.

Le Chantier de l’Economie sociale propose quant à lui une panoplie d’idées cadeaux en provenance directe d’entreprises collectives et sans but lucratif par l’intermédiaire du site www.achetersolidaire.com.

Cette campagne est à mon sens très efficace puisqu’elle permet de sensibiliser très concrètement le grand-public à l’économie sociale et solidaire (et accessoirement d’intéresser les médias). Pas besoin de faire appel à des concepts complexes pour expliquer ce qu’est l’ESS : les exemples et idées cadeaux donnés par le Chantier parlent d’eux-mêmes. Ils montrent bien que les entreprises d’économie sociale et solidaire exercent dans tous les secteurs d’activités et qu’il est possible de se tourner vers elles pour mieux consommer…

Pour en savoir plus :
Rendez-vous sur le
site de la radio CIBL pour écouter l’interview de Jacques Hérivault, responsable des communications stratégiques au Chantier de l’économie sociale, et d’Amélie Ferland, chargée de projet aux communications et responsable à la consommation responsable chez Équiterre.

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La santé en mode coopératif

02/11/2009

cooperative-de-santeSuite de la série consacrée à l’économie sociale québécoise avec un concept innovant : celui de la coopérative de santé. Phénomène marginal il y a encore quelques années, la coop de santé devient une réalité sociale au Québec. Ce modèle qui permet au citoyen d’accéder aux services de santé tout en lui donnant la possibilité de s’investir dans la gestion de ce centre sanitaire d’un genre nouveau est une des réponses à la dégradation du système de santé québécois.

Manque de généralistes, médecins de famille inaccessibles, longues heures d’attente (et de patience) pour se faire soigner… le système de santé québécois est grippé. Il manquerait 800 médecins de famille au Québec pour pouvoir répondre aux besoins de la population. Certaines zones rurales sont d’ailleurs devenues de véritables déserts médicaux. Face à cette situation critique, les citoyens ont, comme c’est souvent le cas dans la Belle Province, décidé de prendre les choses en main. C’est ainsi qu’une vingtaine de coopératives de santé a vu le jour un peu partout au Québec depuis 1996 et que quinze autres sont actuellement en phase de démarrage.

Le principe de la coopérative de santé est identique à celui des autres coop : elle appartient à ses membres (souvent de ‘simples’ citoyens), qui en ont acquis une part sociale et en assurent la gestion et l’administration. L’objectif pour les membres est de se doter d’un service de santé de proximité, mais la mission de la coop de santé va souvent au-delà. « Les coop offrent bien entendu des soins de première ligne, mais une grande partie d’entre elles proposent également des services de prévention à la santé » explique Benoît Caron, Directeur général de la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec (FCSDSQ). Certaines coop offrent ainsi à leurs membres des ateliers de sensibilisation – à la nutrition ou au diabète, par exemple – et il n’est pas rare qu’ostéopathes, nutritionnistes, ou psychologues travaillent aux côtés des médecins généralistes. La coop devient ainsi « un carrefour de santé qui délivre de nombreux services curatifs et préventifs», indique Benoît Caron.

Patients responsables
Autre rôle positif assuré par la coop de santé : elle incite le citoyen-membre à devenir acteur de sa propre santé et de celle de sa communauté. Bref, elle responsabilise le patient… un argument qui séduit bon nombre de médecins qui préfèrent avoir affaire à un patient responsable plutôt qu’à un consommateur de soins. Enfin, selon le Directeur de la FCSDSQ, « les coopératives de santé contribuent à une meilleure répartition des médecins sur le territoire québécois, puisqu’elles les incitent à venir s’installer là où ils n’auraient pas été s’il n’y avait pas eu ce type d’infrastructures citoyennes ».

Encadré FCSDSQ copieA lire ces quelques lignes, on pourrait penser que la partie est gagnée pour la coopérative de santé et qu’elle pourrait rapidement devenir LA solution aux maux du système de santé québécois. Pourtant les défis restent nombreux pour ce modèle coopératif. Il lui faudra ainsi convaincre que le fait de payer une cotisation pour devenir membre ne remet pas en question le principe d’égalité d’accès aux soins. En d’autres termes, et comme l’impose la loi, que les soins de première ligne sont accessibles tant aux membres qu’aux non-membres de la coopérative de santé. Ce qui, a en croire quelques articles, n’est pas toujours le cas.

L’autre défi de taille pour les coopératives est d’attirer les médecins généralistes dans des zones rurales, ce qui là encore n’est pas évident. Enfin, comme toute entreprise, la coop de santé doit trouver des ressources financières et se doter d’un solide plan d’affaires pour assurer sa viabilité économique.

Pourtant, ces nombreux challenges ne semblent pas décourager les citoyens déterminés à mettre sur pieds des coop de santé pour leur communauté. Certains d’entre eux ont même décidé d’en développer en milieu urbain, à l’image des habitants du quartier montréalais de Villeray. Ces derniers travaillent depuis plus d’un an à la création d’une coopérative pour palier le manque de services de santé auquel sont confrontés les habitants du quartier : une première pour la métropole québécoise !


Pour ceux qui souhaitent écouter l’interview de M. Benoît Caron, Directeur général de la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec (FCSDSQ), voici les mp3 sous forme de “3 Questions à” :

  • Qu’est ce qu’une coopérative de santé ?

  • En quoi une coop de santé est-elle une entreprise d’économie sociale ?

  • Quels sont les défis d’avenir pour les coop de santé ?


Et pour aller plus loin…

  • Accédez au portrait statistique des coopératives de santé réalisé par la FCSDSQ
  • Découvrez la coop de santé Villeray en accédant à son blog et à un article qui lui est dédié.

Coopératives, québec , ,

L’économie sociale et solidaire consulte sur le web avec Lelabo-ESS

30/10/2009

Décidément, l’économie sociale et solidaire française n’en finit plus de renforcer sa présence sur le web et d’avoir recours aux outils participatifs! Je continue sur la lancée de mon précédent billet en vous parlant de Lelabo-ESS.org qui a été mis en ligne aujourd’hui.

Cette plateforme collaborative met en avant 50 propositions pour faire changer l’économie sociale d’échelle. Ces « 50 propositions pour changer de cap » découlent d’un long travail d’échanges et réflexions orchestré par Claude Alphandéry et mis en œuvre par Tarik Ghezali et Laurent Fraise.

Lelabo-ess.org les met aujourd’hui en débat et invite les acteurs du secteur à réagir : à chaque proposition est associée une zone de commentaires. Commentaires et réactions qui alimenteront une action en faveur de l’ESS programmée au premier trimestre 2010, dans la perspective des élections régionales. Un sondage est également disponible. Son objectif  : « Evaluer la perception de ce qu’est ou devrait être l’ESS, son rôle ainsi que les leviers de son développement, et enrichir les travaux du Labo de l’ESS » .

Il s’agit là d’une belle réalisation et d’un projet ambitieux qui permettra de voir si oui ou non les acteurs de terrain de l’ESS (ceux éloignés des fédérations nationales, j’entends) peuvent se mobiliser autour d’un tel outil. Reste également à savoir comment les citoyens seront invités à se rendre sur le site et surtout s’ils prendront part au débat. Rien de plus décevant qu’un site participatif… sans participation! Un buzz viral on-line sur les réseaux sociaux et une campagne de promotion off-line seraient les bienvenus.

web 2.0 ,

L’économie sociale et solidaire active sur le web et les réseaux sociaux

26/10/2009

ESS-Facebook-TwitterJ’ai déjà parlé sur Communication-solidaire de l’utilisation du Web et des réseaux sociaux par les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ici et ). Je reviens dessus aujourd’hui parce que les choses ont évolué positivement et rapidement en quelques mois.

En France, les sites internet à la sauce Web 2.0 se sont multipliés. L’Avise a ainsi refondé son espace web en intégrant fil RSS (il était temps !), newsletter plus claire et base de données des entreprises sociales et solidaires. La Caisse des Dépôts et l’Association des régions de France ont également lancé il y a quelques mois essenregion.org pour « présenter les politiques régionales de soutien à l’économie sociale et solidaire », « valoriser les dispositifs et les pratiques innovants » et « offrir un espace de mutualisation et d’échange ». Les régions françaises se sont elles-mêmes appropriées de manière efficace les outils web, à l’image de Rhône-Alpes qui a lancé un portail web collaboratif dédié à l’ESS locale (Rhône-AlpeSolidaires.org). Ce site a d’ailleurs fait des petits dans les départements avec Drôme-ArdècheSolidaires.org et AlpeSolidaires.org. Ces plateformes d’information régionale et locale se veulent participatives et s’appuient sur la publication d’informations par les acteurs eux-mêmes.

On ne peut que se réjouir de telles initiatives. L’étape suivante pour ces acteurs institutionnels serait d’intégrer les réseaux sociaux tels Facebook ou Twitter afin de diffuser une information en temps réel à des internautes qui ne fréquentent pas forcément leurs “web vitrines”.

Mais contrairement à il y a quelques mois, l’ESS française n’est plus totalement absente des réseaux sociaux. Depuis longtemps, le site Ressources solidaires est très actif sur Facebook et Twitter. Ce n’est donc peut-être pas un hasard si Guillaume Chocteau (fondateur de Ressources solidaires) co-anime le Facebook et le Twitter du Mois de l’Economie sociale et solidaire avec Adrien Saumier, de l’Atelier (qui promeut l’ESS en Ile de France, et qui est lui aussi très actif sur le web). L’événement qui débutera le 1er novembre prochain bénéficie ainsi d’une promotion efficace grâce à son site web mais également grâce à une présence renforcée sur les réseaux sociaux et sur les sites de partage de vidéos (le clip du Mois de l’ESS a bénéficié d’un bon buzz sur la toile).

Au Québec
Et de l’autre côté de l’Atlantique, quelle est la tendance ? Ici au Québec, le Chantier de l’Economie sociale a une fois de plus quelques longueurs d’avance sur ses cousins français. En effet l’organisation qui promeut l’ESS québécoise a une stratégie web que l’on pourrait qualifier de stratégie 360°. Elle a bien entendu un site web institutionnel (qui devrait être rafraîchi dans les mois qui viennent). Elle a également développé un portail dédié aux actualités du secteur qui est alimenté par les acteurs de terrain eux-mêmes (economiesocialequebec.ca). Celui-ci connaît un franc succès avec ses 100 000 pages vues, et ses 40 000 visiteurs uniques par mois. Mais ce n’est pas tout ! Depuis le mois de juillet dernier, le Chantier propose achetersolidaire.com, catalogue des produits et services de l’économie sociale québécoise. Ces deux outils web – economiesocialequebec.ca et achetersolidaire.com – permettent au Chantier et aux acteurs de terrain d’avoir des discours complémentaires sur Internet : informatif et institutionnel d’un côté et commercial de l’autre. La boucle ne serait pas bouclée si l’organisation n’était pas présente sur les réseaux sociaux. Depuis quelques mois, le Chantier est en effet particulièrement actif sur Twitter et Facebook. Il diffuse en moyenne 4 à 5 actualités quotidiennes sur son profil Facebook qui a déjà 432 amis. Sur Twitter, le Chantier a twitté plus de 200 fois et a réussi à attirer 176 followers. Il est également présent sur la Communauté Novae (développée sur Ning), qui est très fréquentée ici, au Québec. Et les choses ne sont pas prêtes de s’arrêter : le Chantier souhaite en effet doubler la fréquentation du portail economiesocialequebec.ca et entend maintenir les efforts déployés sur les réseaux sociaux, qui sont pour lui un moyen de diversifier et d’augmenter l’audience de ses sites web.

Pour conclure sur le Chantier et avoir une idée plus précise de son activité online, je vous propose l’article suivant, publié dans le rapport d’activité de l’organisation.

Et pour terminer ce billet, je ne saurais trop vous conseiller la lecture de l’article de Sacha Declomesnil sur l’Economie sociale et le Web social (publié sur rezopointzero) qui explique en quoi les réseaux sociaux sont des outils de communication parfaitement adaptés aux besoins des acteurs de l’ESS.

québec, web 2.0 , ,

10 ans de partenariat entre chercheurs et acteurs de terrain de l’économie sociale québécoise

26/10/2009

Vendredi dernier avait lieu l’Assemblée générale annuelle du Chantier de l’économie sociale à laquelle j’ai eu la chance de participer. La matinée de l’AGA a été consacrée au partenariat que le Chantier a noué avec l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS) et le Réseau québécois de recherche partenariale en économie sociale (RQRP-ÉS).

Les intervenants sont revenus sur les 10 années de cette collaboration hors du commun dont l’objectif est de développer des activités de recherche sur l’économie sociale, en partenariat avec les acteurs de terrain.

Je dois avouer que j’ai été vraiment surpris par les synergies qu’ont su construire chercheurs et praticiens de l’économie sociale. En effet, structurée autour de 5 thématiques (Développement local et régional ; Finance responsable ; Habitat communautaire ; Loisir et tourisme social ; Services aux personnes), les recherches réalisées par l’ARUC-ÉS / RQRP-ÉS alimentent les pratiques des acteurs de terrains et apportent un véritable crédit au tiers secteur québécois.

Pour en savoir plus, je vous invite à visionner le documentaire réalisé à l’occasion des 10 années du partenariat :

Reportage Chantier ARUC ES

québec ,

Découvrez le clip du Mois de l’économie sociale et solidaire 2009

21/10/2009

Le clip du Mois de l’ESS 2009 vient d’être diffusé sur la Toile. Pas mal du tout! Autant, celui de l’année dernière ne m’enthousiasmait pas, autant celui-ci, qui a été réalisé par l’agence de communication Econovia, a le mérite d’être simple, efficace et moderne. Il rompt avec les codes de la communication associative pour préférer un ton percutant. Je vous laisse juger :

Et pour en savoir plus sur le Mois de l’économie sociale et solidaire qui arrive à grands pas : www.lemois-ess.org

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ACEM ou l’investissement éthique à la québécoise

10/09/2009

Logo-ACEMQuel est le point commun entre L’Autre Montréal, collectif d’animation urbaine et touristique, La Nésamarie, salon de beauté montréalais, et Interim-Santé, agence de placement dans le domaine de la santé ? Tous ont bénéficié d’un prêt et d’un accompagnement de la part d’ACEM, Association Communautaire d’Emprunt de Montréal. Depuis 20 ans, cette association octroie des crédits à des personnes à faible revenu ou à des organismes communautaires pour les aider à développer un projet entrepreneurial. L’objectif : lutter contre la pauvreté et l’exclusion.

« ACEM a été créée à la fin des années 1980 pour offrir du capital de développement économique aux personnes pauvres et aux quartiers dévitalisés, explique Anne Kettenbeil, Directrice exécutive de l’association. A cette époque, chercheurs et animateurs communautaires menaient une réflexion collective pour trouver des solutions aux situations de précarité dans le quartier du Grand Plateau ».

Depuis, ACEM n’a pas chômé : elle a appuyé plus de 200 projets générateurs d’emplois ou de services locaux. Concrètement, cet appui prend la forme de microcrédits allant jusqu’à 20 000 $. « Mais le microcrédit ne représente qu’une partie de nos activités précise Anne Kettenbeil. Nous accordons également des prêts ‘ponts’ de 50 000 $ et proposons un suivi et un accompagnement personnalisés avant, pendant et après la mise en place des projets ».

Les initiatives soutenues par ACEM évoluent sur de nombreux secteurs d’activités (services, culture, environnement…) et sont en général mises sur pieds par des personnes davantage exposées à la précarité : femmes, jeunes ou encore personnes immigrantes. ACEM accorde également des prêts à des entreprises d’économie sociale ainsi qu’à des organismes communautaires. « Tous les projets appuyés par ACEM doivent avoir un impact social positif », résume Anne Kettenbeil.

Une source de crédits enracinée dans la communauté
L’originalité d’ACEM réside aussi dans la constitution de son capital. Ainsi, les fonds utilisés pour financer les prêts proviennent directement de « simples » citoyens soucieux de réaliser des investissements socialement responsables, de fondations, d’organismes religieux, ou encore de syndicats… Et c’est très certainement ce qui fait la force de l’association. « Les personnes auxquelles nous accordons des prêts savent que l’argent est issu de la communauté, explique la Directrice exécutive. Nous travaillons tous dans une logique de partenariat et de solidarité». D’ailleurs, les personnes soutenues par l’association financent indirectement d’autres projets : l’argent généré par le remboursement des emprunts des crédits est directement réinjecté dans d’autres initiatives. On comprend donc pourquoi le taux d’intérêt des prêts – qui est fixé à 10% – est ici appelé « taux de solidarité ».

Encadré RQCCEt la pérennité des initiatives appuyées par ACEM dans tout ça ? « Les entreprises financées par l’association ont un taux de survie important grâce à l’accompagnement que nous leur offrons, explique Anne Kettenbeil. Mais le développement d’une entreprise n’est qu’un moyen pour lutter contre l’exclusion, rappelle-t-elle. La création d’entreprise doit permettre d’acquérir de l’expérience, de développer des compétences et de renforcer l’estime de soi. Si quelqu’un décide d’abandonner son entreprise pour regagner le marché du travail en tant que salarié, pour nous, cela reste un succès ». Des propos à contre-courant ? Peut-être… mais ils traduisent surtout un positionnement qui a su démontrer toute sa pertinence au fil des années : depuis sa création, ACEM a accordé plus de 2 millions de dollars de prêts, créant et maintenant ainsi plus de 700 emplois.


Pour en savoir plus sur ACEM, rendez-vous sur son site web et visionnez l’interview d’Anne Kettenbeil :

Regardez également le reportage sur l’association diffusé sur CBC :

Screen-Shot-CBC

Pour plus d’informations sur le crédit communautaire :

Finance solidaire, québec , , , ,

Mise à jour du TOP 50 des blogs qui veulent changer la donne

02/09/2009

Après les commentaires des uns et des autres, vous trouverez ci-dessous une liste mise à jour des blogs francophones traitant de développement durable, économie solidaire, d’entrepreneuriat social…
Top-50-Blogs-economie-sociale-developpement-durable
Voici les derniers ajouts en date :

# Economie sociale – Entrepreneuriat social

http://www.alpesolidaires.org

http://www.dromeardeche-solidaires.org

http://www.rhone-alpesolidaires.org

# Développement durable

http://www.acteurdurable.org

# Consommation responsable et durable

http://www.aboneobio.com/blog

# Communication et marketing responsables

http://www.cause-humanitaire.net

http://www.lesnouveauxmediasnonmarchands.com

http://www.otarion.info

Et ci-jointe la version pdf réactualisée.

web 2.0 , , , , ,

Innovation sociale, développement durable, économie solidaire… : le TOP 50 des blogs francophones qui veulent changer la donne

27/08/2009

Les classements et autres annuaires : on aime ça. C’est utile, c’est pratique, on en voit partout. Donc, voilà le TOP 50 (ou presque) des blogs et sites participatifs francophones qui parlent d’économie sociale, de développement durable, d’écologie, d’entrepreneuriat social, de communication responsable… Bien sûr, il est plus qu’empirique et est loin d’être exhaustif. Alors, si je vous ai oublié(e), n’hésitez pas à me le signaler !

Top-50-Blogs-economie-sociale-developpement-durable

Version pdf disponible ici

# Economie sociale et solidaire – Entrepreneuriat social
1. http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve
2. http://alternatives-economiques.fr/blogs/sibille
3. http://blog.demain-ecosociale.org
4. http://blog.eclectic.coop
5. http://blog.veosearch.com
6. http://www.communication-solidaire.com
7. http://www.economiesociale.blogspot.com
8. http://www.econosoc.be
9. http://www.economiesolidaire.com
10. http://fcuignet.typepad.com
11. http://formission2009.blogspot.com
12. http://graindesable.blogspirit.com
13. http://guideeconomieequitable.blogspot.com
14. http://www.lafronde-economique.info
15. http://lesocialbusiness.wordpress.com
16. http://www.nord-social.info

# Associations
17. http://association1901.fr/blog
18. http://www.blog-associations.com
19. http://blogs.ressources-solidaires.org

# Développement durable
20. http://www.avenirdurable.org
21. http://blog.imprimerie-villiere.com
22. http://ecoloinfo.com
23. http://gregcat.typepad.fr
24. http://gregprojetdurable.blog.ouestjob.com
25. http://www.humains-associes.org/blog
26. http://www.journalmetro.com/ecotrip
27. http://legrandvillage.wordpress.com
28. http://www.oikosblogue.coop
29. http://pocasblog.canalblog.com
30. http://technologies-propres.blogspot.com

# Consommation responsable et durable
31. http://belagom.blogspot.com
32. http://blog.toutallantvert.com
33. http://www.buzzecolo.com
34. http://www.consommerdurable.com
35. http://ecoconception.tumblr.com
36. http://www.greenisgood.fr
37. http://www.legeekecolo.net
38. http://www.planete-attitude.fr
39. http://www.quotidiendurable.com
40. http://www.vertualite.fr

# Communication et marketing responsables
41. http://www.aliceaudouin-blog.com
42. http://fontainedepierres.blogspot.com
43. http://jjfasquel.blogspot.com
44. http://leapointcom.wordpress.com
45. http://www.leblogdusolidaire.fr
46. http://www.mikemetz.org
47. http://www.ong-online.org

# Sites d’informations citoyennes et durables
48. http://citoyen.onf.ca
49. http://www.neo-planete.com
50. http://www.novae.ca
51. http://www.novethic.fr
52. http://www.ruralinfos.org
53. http://www.toogezer.com
54. http://www.youphil.com/fr

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Lezarts, une coopérative d’habitation très artistique

22/08/2009

logolezartsVignes, tournesols, et autres fleurs aux couleurs chatoyantes… Quand on pénètre dans le luxuriant jardin de la coopérative d’habitation Lezarts, on peine à croire que l’on se trouve dans le Centre sud de Montréal, un ancien quartier industriel de la métropole québécoise. Ce havre de nature n’est qu’une des nombreuses surprises que réserve cette coop dont les résidants sont tous des artistes professionnels. Visite guidée.

« Ici, chacun a des responsabilités ! » précise avec le sourire Jean-Pierre Lacroix, l’un des fondateurs de Lezarts. Parce que dans cette coopérative d’habitation, pas de concierge, de syndic et encore moins d’agent d’entretien. Chaque habitant est responsable du bon fonctionnement de la coop et doit mettre la main à la pâte. Et pour cause : dans ce type d’habitat d’économie sociale, les résidants sont membres à part entière de leur coop. Ils sont à la fois locataires de leur logement individuel et propriétaires de leur immeuble, puisqu’ils en ont acquis une part.

PhotoarticleEt à Lezarts, on peut sans hésiter parler de membres (très) actifs : ils s’investissent chaque mois dans le conseil d’administration – où toutes les décisions sont prises démocratiquement -, veillent aux finances de la coop, en assurent le secrétariat, l’entretien et à la communication. Ils participent également à la sélection des nouveaux résidants. « On apprend à travailler ensemble, explique Jean-Pierre. Vivre en coop permet de se former et de se découvrir des talents, ça développe l’empowerment ! ». « Habiter en coop c’est comme avoir un job », poursuit Stéphanie Morissette, dessinatrice-vidéaste et ‘lezartienne’ depuis 2002. On l’aura compris, opter pour l’habitat coopératif demande un réel investissement personnel. Mais vu ce que leur apporte leur vie à Lezarts, les membres de la coopérative sont prêts à donner un peu de leur temps et de leur énergie.

Favoriser l’art et la création
Lezarts est loin d’être une coopérative d’habitation comme les autres ! Ouverte en 2002, c’est la seule au Québec dont les membres sont exclusivement des artistes professionnels. Dans cette coop hors du commun, tout est fait pour faciliter l’exercice des arts visuels et médiatiques. « Les 33 logements ont été pensés pour offrir un important espace de travail et de création aux résidants, explique Jérôme Bouchard, peintre et membre de la coop depuis plus de 6 ans. C’est parfait pour moi qui ai souvent besoin de voir mes réalisations avec du recul ».

Par ailleurs, le prix des logements est adapté à la situation financière des artistes. « Les loyers de Lezarts doivent être inférieurs au loyer montréalais moyen, explique Stéphanie Morissette. En plus, en tant que membre nous bénéficions d’un rabais de 150$ par mois ».

Mais c’est surtout le fait de pouvoir vivre aux côtés d’autres artistes qui est très stimulant pour les membres de Lezarts. « Habiter ici ouvre de nouveaux horizons », explique avec passion Stéphanie. « On peut très facilement échanger avec nos voisins voire même s’entraider, souligne Jean-Pierre Lacroix. J’ai même eu l’occasion de faire du troc avec Stéphanie : des photos contre des rideaux ».

Le partage autour des créations et de la vie culturelle est également favorisé. « Une fois par mois, un artiste présente son travail aux autres membres de la coop, indique Jérôme Bouchard. Et quand on sait qu’il y a des appels à projets, on en informe les autres membres », poursuit-il.

De plus, un des logements accueille des artistes étrangers invités par le Conseil des arts et des lettres du Québec. « On échange beaucoup avec eux. C’est vraiment intéressant de rencontrer des artistes internationaux », lance Jérôme, enthousiaste.

Encadré FECHIMM

Lezarts joue également un rôle important au sein de son territoire. Ancienne usine de vêtements, totalement réaménagée et recyclée, elle symbolise la revitalisation du quartier. « Le voisinage est plus dynamique qu’avant indique Jean-Pierre, des activités se sont créées autour de la coop ». Des ateliers d’artistes ont ainsi vu le jour depuis 2002.
« Il y a également des interactions avec les habitants du quartier », explique Stéphanie. En effet, soucieux d’associer leurs voisins à la vie de Lezarts, les artistes les convient chaque année à découvrir leurs œuvres à l’occasion d’une visite d’ateliers.

Enfin, les membres de la coop s’investissent dans la vie de leur quartier. Certains d’entre eux ont exposé dans les parcs alentour ou à la Maison de la Culture Frontenac. D’autres encore sont impliqués dans le marché Frontenac, qui travaille uniquement avec des producteurs des environs de Montréal. Car non contents de donner du temps pour leur coop, les membres de Lezarts sont aussi des citoyens actifs et engagés. Les deux doivent vraisemblablement aller de pair…


Découvrez la coop en images.

Pour découvrir les réalisations des artistes qui ont répondu à mes questions :

Pour en savoir plus sur les coopératives d’habitation :

  • www.fechimm.coop, site de la Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain et
  • www.cooperativehabitation.coop, site web de la Confédération québécoise des coopératives d’habitation.

Et enfin, les coordonnées de Lezarts :
2220 rue Parthenais, Montréal (QC) - H2K 3T4
Pour s’y rendre
info@lezarts.coop
www.lezarts.coop

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