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Articles taggués ‘communication’

Twitter au vert !

21/06/2009

twitter_hautTwitter est devenu en quelques mois le terrain de jeu favori des écolo-blogueurs francophones. Utilisé comme outil de communication, canal d’informations en tout genre ou encore tract virtuel lors de la campagne des élections européennes, le site de micro-blogging est devenu  incontournable pour les cyber-écolos et autres promoteurs du développement durable.

Pour avoir une vision synthétique et esthétique de la green twittosphère francophone, je ne saurais trop vous conseiller la « french twitter eco map » réalisée par l’éco-blog. Merci à eux pour ce super boulot !

eco-twittermap-1200x800

Vous constaterez qu’on y retrouve quelques promoteurs de l’économie sociale et solidaire (Ressources Solidaires, Youphil ou encore Le Blog du solidaire), mais je dois dire que les acteurs de l’ESS francophone ne sont pas très actifs sur Twitter. Pas de trace de l’Adie, du Groupe SOS (pourtant si actif en com’ par ailleurs) ou d’Ethiquable. Mais je suis sûr que ça ne saurait tarder. Du moins, je l’espère!

Pour en savoir plus sur Twitter : une petite Wiki-définition.
Et toujours… le Twitter de Communication Solidaire !

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Spots de pub humouristiques pour le microcrédit

02/06/2009

La semaine du 2 juin est placée sous le signe de la com’ pour l’Adie. A l’occasion de la deuxième édition de la Semaine du microcrédit et du lancement officiel d’Adie Connect, l’Association pour le droit à l’initiative économique prend la parole dans la presse et à la télé.

Réalisée par l’agence Young & Rubicam, la campagne de pub se compose de 4 annonces presse et de 2 spots télés. Le principe : mettre en scène de façon humoristique des chefs d’entreprise médiatiques (Michel Pébereau, Franck Riboud, Malamine Koné ou encore Pierre Kosciusko-Morizet…) dans leur vie quotidienne.

La Baseline est simple et efficace : ” Les patrons sont des gens comme vous, alors pourquoi ne pas faire comme eux ? “.
 

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Campagnes de com ,

La solidarité mise sur le buzz

26/04/2009

On était habitué aux campagnes online des ONG internationales (Amnesty International, Oxfam, ou encore WWF). Combinant mini films chocs ou humoristiques, campagnes d’emailing, ou encore participation aux réseaux sociaux tels Facebook, ces campagnes ont pour objectif de faire parler de l’ONG et de ses actions et de créer du buzz sur la toile en utilisant l’internaute lambda comme porte-parole.
Cette technique de communication online n’est plus l’apanage des mastodontes du non-profit international. Des acteurs de l’économie sociale et solidaire hexagonaux se sont en effet laissés séduire par cet outil de promotion et de valorisation. J’en veux pour preuve le lancement par le Groupe SOS du site acteursdelasolidarite.org (et son pendant événementiel jaimepasdonner.com) et la création par la coopérative Ethiquable d’Ethiquable.tv, webTV dédiée au commerce équitable.

Quand l’internaute lève lui-même des fonds pour une cause
acteursdelasolidariteActeurs de la solidarité.org est une plateforme de collecte de dons permettant aux internautes de se mobiliser au profit du Groupe SOS et de ses actions. Ce site propose ainsi au particulier de se transformer en chargé de collecte de fonds version 2.0. 

Concrètement, l’utilisateur de la plateforme peut à l’occasion d’un événement (fête, manifestation sportive…) créer en quelques clics une page de collecte, similaire à celle d’un blog. Celle-ci fera la promotion de la cause que l’internaute souhaite soutenir (hébergement des exclus, accès aux soins, éducation et protection de l’enfance, insertion par l’emploi ou solidarité internationale) et encouragera au don. La page sera ensuite partagée via une diffusion automatique par email à l’ensemble des contacts de l’utilisateur ou par sa publication sur les réseaux sociaux (Facebook, Digg ou autre LinkdIn). Le nouveau chargé de collecte aura ensuite la possibilité de suivre en directe l’avancée de sa campagne de récolte de fonds.

Avec Acteurs de la solidarité.org, le Groupe de Jean-Marc Borello surfe sur la tendance du consom’acteur et devient l’une des premières entreprises de l’ESS française à utiliser la technique du marketing viral pour transformer le particulier en prescripteur de ses actions.

jaimepasdonner

Mais la panoplie du parfait « buzz maker » ne serait pas complète sans un site événementiel humoristique. C’est pourquoi, la holding solidaire a lancé, concomitamment à acteursdelasolidaritée.org, le mini-site jaimepasdonner.com. Sur cet espace online, on fait la connaissance de Gauthier – trentenaire qui aurait pu s’appeler Charles-Henri et vivre dans le 16ème – et on y découvre ses excuses minables pour ne pas faire de don : « J’ai pas de monnaie », « Ca sert à rien », « J’ai assez de problème comme ça », etc. Par l’intermédiaire de petits films, jaimepasdonner.com permet de tourner en ridicule les fausses bonnes raisons de ne pas donner, le tout avec un humour décapant. Une tonalité en rupture avec celle – parfois culpabilisante ou anxiogène – de certaines campagnes d’ONG…

4 heures de direct et 6 duplex consacrés au commerce équitable

Dans un autre registre – plus pédagogique, celui-ci – Ethiquable lance Ethiquable.tv à l’occasion de la Quinzaine du commerce équitable. L’objectif de ce support est de répondre “aux doutes et aux questionnements sur le commerce équitable“. Pour y parvenir, la coopérative ne lésine pas sur les moyens : le 9 mai prochain, www.ethiquable.tv proposera une émission spéciale de 4 heures intitulée “Le Tour du Monde du Commerce Equitable“. Bande annonce : 

Ce programme permettra aux internautes de pénétrer dans les coulisses du secteur et de découvrir ceux qui font le commerce équitable : producteurs, ONG, entreprises spécialisées… L’émission s’appuiera sur pas moins de 6 duplex (un par continent), dont une liaison spéciale de 30 minutes avec les producteurs d’Equateur. “Le Tour du Monde du Commerce Equitable” s’articulera autour de trois axes qui ont le mérite de susciter le débat :

  • Coopératives du commerce équitable : comment les producteurs arrivent-ils à vendre sur ce marché ? 
  • Croissance du commerce équitable : comment concilier business et valeur ? 
  • Le prix équitable : que payent les consommateurs ?

Les internautes peuvent d’ores et déjà poser leurs questions sur chacun de ces thèmes via le site internet de la Web TV. En revanche, le dossier de presse ne précise pas ce que deviendra Etiquable.tv, une fois passée cette opération d’envergure et quelle sera sa ligne éditoriale…

Les opérations du Groupe SOS et d’Ethiquable démontrent que les techniques de communication et de marketing utilisées habituellement par les entreprises “classiques”, peuvent être mobilisées efficacement pour valoriser les activités de l’ESS, lever des fonds ou encore faire la pédagogie du secteur. La route est ouverte, aux acteurs de l’économie sociale et solidaire de multiplier ce type d’opération et d’opter pour la solidarité online !

 

Plus d’informations :

  • www.acteursdelasolidarite.org & jaimepasdonner.com : Si vous souhaitez participer à la soirée de lancement de ces deux sites qui aura lieu le mardi 24 avril prochain, envoyez un mail à contact@acteursdelasolidarite.org.
  • www.ethiquable.tv : Pour plus de renseignements sur Etiquable.tv, téléchargez le dossier de presse
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Toute l’actu de l’économie sociale et solidaire en temps réel sur Netvibes

18/04/2009

netvibesVous n’avez pas le temps de parcourir tous les sites et blogs parlant de l’économie sociale et solidaire ? Vous souhaitez avoir toutes les actualités du secteur à un seul endroit et en seulement deux clics ? N’attendez plus ! Rendez-vous sur le Netvibes de Communication-solidaire.com. Vous y trouverez les informations de l’ESS diffusées sur le web, les derniers billets publiés sur les blogs d’Hugues Sibille ou de Tarik Ghezali, les news en direct de l’étranger (USA, Québec…) et pourrez accéder aux vidéos réalisées par Ashoka ou l’Atelier.

Le principe de Netvibes est d’agréger à l’infini les flux et le contenu multimédia des sites internet, des blogs et des réseaux sociaux. On peut également y intégrer des widgets (iCal, météo, albums photos…). 

Netvibes donne donc la possibilité de personnaliser son propre portail web, et de réunir sur une même page toutes les informations que l’on souhaite. C’est ce que j’ai fait, en glanant ça et là les flux des sites internet dédiés à l’ESS, à l’entrepreneuriat social ou au développement durable, le tout pour vous permettre de réaliser une veille informationnelle en moins de 2 minutes.

Organisé en sept onglets différents (A la Une, Les acteurs, Les blogs, A l’étranger, Les vidéos et Com’ responsable), ce portail se veut le plus représentatif de ce qui se dit sur l’ESS. J’ai sûrement oublié un certain nombre de sites. N’hésitez pas à m’en faire part : je les intégrerai.

Vous aussi, créez votre Netvibes. C’est gratuit et très pratique ! Voici un tutoriel pour s’initier à cet outil du Web 2.0 :

Rendez-vous dès maintenant sur le Netvibes de Communication-solidaire.com. Pour un autre exemple de Netvibes dédié à l’économie sociale et au mouvement coopératif, cliquez ici.

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Une identité visuelle pour le blog Communication Solidaire

10/04/2009

logo-communication-solidaireCe court billet pour vous informer de la nouvelle identité visuelle du blog Communication Solidaire.

Ce logo, qui se veut simple, clair et à la fois ludique a été réalisé par Rémi Bottriaux, jeune designer (plein de talent). J’espère qu’il vous plaira. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

A bientôt sur Communication-Solidaire.com !

Pour contacter Rémi Bottriaux : remibottriaux@hotmail.fr. Pour apprécier son portfolio, c’est ici.

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50 bloggers en direct du G20

31/03/2009

g20voiceNe serait-ce déjà pas le signe d’un changement ? Alors que les grand-messes internationales nous ont  habitués à des communiqués officiels souvent creux et éloignés de la réalité des débats, le sommet du G20 de Londres marque sa différence.

En effet, 50 bloggers issus d’ONG vont rendre compte en direct de l’avancée des discussions sur le site G20Voice. Ils assisteront ainsi à toutes les tables rondes et auront la possibilité d’interviewer les dirigeants.

Parmi ces 50 reporters d’un genre nouveau qui ont été sélectionnés par la blogosphère, on citera Kumi Naidoo de la Coalition Against Poverty, le chroniqueur économique chinois Rui Chenggang, ou encore le Nigérien, Sokari Ekine.

Au-delà de l’opération de communication que peut constituer G20Voice, cette initiative montre que les lignes bougent et que les bloggers émanant des ONG ont gagné en crédibilité. Ils sont à présent perçus comme de véritables relais d’opinion. Notons cependant que les bloggers invités ne sont pas connus pour être de farouches opposants au système capitaliste. A quand un blogger issu d’ATTAC ou du mouvement syndical présent dans ce type de manifestation ?

Suivre les bloggers sur Twitter, YouTube ou Flickr.

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“L’économie québecoise a trois composantes : le privé, le public et l’économie sociale”

06/03/2009

J’ai déjà évoqué lors de précédents billets l’action du Chantier de l’Economie sociale du Québec. Je n’avais cependant que des informations partielles sur ses activités. Pour en savoir plus, j’ai donc interrogé Jacques Hérivault, responsable des communications stratégiques du Chantier. Résultat : un entretien passionnant, que je vous livre aujourd’hui.

jacques-herivault

Pour commencer, pourriez-vous nous dresser un portrait de l’économie sociale (ÉS) au Québec ?
Même si nous ne disposons pas d’un portrait statistique global, on peut dire que l’économie sociale du Québec est composée de 7000 entreprises, embauche 125 000 personnes et pèse 17 milliards de dollars canadien (10,4 milliards d’euros), soit 6% du PIB québécois. Ses entreprises sont des coopératives et des organismes sans but lucratifs (OSBL) ayant des activités dans plus de 13 secteurs économiques différents.
Contrairement à la France, l’économie sociale québécoise n’est pas un nain politique. L’Etat a conscience de son action structurante. Depuis 1996, date du Sommet de l’économie et de l’emploi, l’ÉS a gagné la reconnaissance des décideurs… Reconnaissance qui a abouti l’année dernière à un plan d’action ambitieux.

En quoi consiste ce plan d’action ?
Il prévoit, entre autres, l’augmentation des financements du Chantier et des pôles régionaux d’économie sociale, qui assurent la promotion et le développement de l’ÉS au niveau régional. Ce plan n’implique pas moins de sept ministères et concerne le développement économique, la santé, les services sociaux, l’immigration, la jeunesse et les autochtones, pour lesquels la création d’entreprises d’économie sociale est parfois indispensable. La réalisation d’un portrait statistique précis de l’ÉS est également prévue par ce plan d’action.

Comment ce plan a-t-il pu voir le jour ?
C’est le résultat d’un travail de longue haleine et d’une adaptation aux alternances politiques. En 1996, le gouvernement dirigé par Lucien Bouchard du Parti Québécois présentait un intérêt marqué pour l’économie sociale. En 2003, un plan gouvernemental comme celui que nous avons obtenu en 2008 devait voir le jour, mais à la veille d’un changement de majorité, il n’a malheureusement pas été voté. Nous avons donc repris notre bâton de pèlerin pour sensibiliser le gouvernement libéral et après cinq années de lobbying auprès des fonctionnaires et des politiques, le Chantier de l’économie sociale a réussi à obtenir le vote de ce plan d’action.

A ce propos, pouvez-vous nous présenter le Chantier de l’économie sociale ?
Le Chantier est d’une certaine manière, la représentation politique de l’économie sociale québécoise. Il a donc une mission de promotion et de lobbying qui s’appuie sur la démonstration des forces des entreprises d’ÉS. Au Chantier, nous défendons l’idée selon laquelle l’économie sociale est une partie structurante de l’économie québécoise. Pour nous, l’économie est plurielle et a trois composantes : le privé, le public… et l’économie sociale. Partant de ce constat, l’économie sociale n’est pas un secteur, mais un pôle économique à part entière qui s’appuie sur différents secteurs d’activité.
Le Chantier œuvre également à soutenir l’émergence, le développement et la consolidation d’entreprises et d’organismes de l’économie sociale. Ses membres sont de nombreux réseaux d’ÉS, dont plusieurs siègent au conseil d’administration aux côtés de représentants des mouvements sociaux et des syndicats.

Comment le Chantier s’est-il mis en place?
Son origine remonte au Sommet de l’économie et de l’emploi qui a favorisé la création d’un groupe de travail composé de nombreux réseaux d’ÉS. C’est Nancy Neamtan, présidente-directrice générale actuelle du Chantier, qui les a réunis. Issue d’un mouvement d’économie sociale de Montréal, elle a senti à l’époque la volonté de ces acteurs d’entreprendre des actions de promotion et de valorisation de manière concertée. Deux ans plus tard, en 1998, ce groupe de travail est devenu le Chantier de l’économie sociale.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur les actions de promotion du Chantier ?
Au niveau du lobbying, nous sommes en contact constant avec les décideurs politiques, notamment avec Mme Nathalie Normandeau, vice-première ministre qui a également la responsabilité de l’économie sociale. Nous redoublons d’efforts au moment des consultations prébudgétaires. Nous venons à cet égard de publier un mémoire à destination du gouvernement.
Nous entendons également faire connaître les entreprises d’ÉS au grand-public. Nous avons ainsi créé le portail de l’économie sociale qui met en relation consommateurs et entreprises de l’économie sociale. Après deux ans d’existence, 4800 entreprises sont aujourd’hui recensées et pas moins de 40 000 internautes visitent chaque mois ce site internet ! Forts de ce succès, nous souhaitons aller plus loin en développant un espace intitulé « Acheter solidaire » qui fera le lien entre les produits et services des entreprise d’ÉS et les consommateurs.

A vous écouter, on a l’impression d’être à des années lumières de la France où l’économie sociale souffre d’un réel problème de reconnaissance…
Certes, l’économie sociale québécoise bénéficie d’une reconnaissance de la part de l’Etat, mais la situation est loin d’être parfaite. Certains préjugés ont la vie dure : pour certains, l’économie sociale serait une économie de pauvres. On observe une méconnaissance de la part des décideurs, des médias et du grand public. Beaucoup de nos représentants politiques sont par exemple surpris d’apprendre que certaines entreprises d’ÉS œuvrent dans les TIC, dans le multimédia et dans d’autres secteurs que ceux qui viennent spontanément à l’esprit (insertion, services à la personne…).
Cette méconnaissance s’accentue au niveau du grand-public qui a parfois l’impression que l’économie sociale permet à l’Etat de se désengager de certaines de ses missions sociales, notamment celle de la santé.
Les médias ont quant à eux des difficultés à comprendre la réalité de l’économie sociale. Cela vient du fait qu’à part les entreprises privées et l’Etat, on a du mal à imaginer qu’il existe d’autres acteurs économiques. C’est pour cette raison que le Chantier promeut le concept d’économie plurielle.

Question d’actualité : les entreprises de l’économie sociale québécoise bénéficient-elles d’une attention particulière de la part de l’Etat en ces temps de plans de relance ?
Quand on travaille dans l’économie sociale, on a immédiatement le réflexe de se dire que le modèle de l’économie sociale est une réponse à la crise. Les entreprises d’ÉS sont bien plus pérennes que les entreprises privées. Elles ne peuvent être ni délocalisées, ni vendues. Si l’on adopte un langage marketing, on peut dire que nous avons là un produit extraordinaire. Mais l’Etat ne change pas ses habitudes. Il soutient avant tout les secteurs les plus touchés : les banques, l’automobile, le manufacturier, l’industrie du bois et entend relancer l’économie par les infrastructures. On sent que les entreprises d’ÉS ne seront pas au cœur de son action. Pour avoir une chance d’être entendu et prendre part aux débats actuels, il nous faut donc continuer à communiquer en adoptant un message simple et combattre les idées préconçues, qui n’ont malheureusement pas changé avec la crise.

Finissons sur une note que j’espère positive… Etes-vous optimiste quant à l’avenir de l’économie sociale québécoise ?
Oui, absolument ! L’économie sociale a parcouru un très long chemin. On assiste au développement, et à la progression de multiples secteurs. Nous sommes armés pour l’avenir. L’économie sociale dispose de centres de recherche et d’innovation très performants. Elle peut s’appuyer sur un comité sectoriel pour résoudre ses problèmes de renouvellement de main d’œuvre et sur deux entités financières créées par le Chantier (la Fiducie du Chantier et le réseau d’investissement social du Québec) pour soutenir le développement de ses entreprises. Enfin, elle peut compter sur le Chantier pour défendre l’intérêt de ses entreprises auprès des leaders d’opinion. La synergie de ces quatre éléments – innovation, main d’œuvre, finance et politique – est un des facteurs clés de succès et de progression de l’économie sociale dans les années à venir.

Pour continuer sur ce sujet :

kilometrezero

  • Reportage de l’émission Kilomètre Zéro de Télé-Québec consacré à l’économie sociale au Québec
  • Groupe “Economie sociale” sur le réseau social de la Communauté Novae
  • Téléchargez ici et l’interview de Charles Guindon, directeur du développement du Chantier, à la radio CKRL à l’occasion des consultations prébudgétaires (clic droit + enregistrer sous)

 

 

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Exploiter les réseaux sociaux solidaires du web

16/01/2009

Après les réseaux sociaux généralistes (Facebook, MySpace… ) et les réseaux sociaux professionnels (Viadeo, LinkedIn…), voici les réseaux sociaux solidaires. Je vous propose un panorama de ces outils qui peuvent devenir des moyens efficaces pour essaimer des bonnes pratiques, monter des projets, optimiser sa communication solidaire ou pourquoi pas trouver des partenaires et autres financeurs.

MyCoop.coop

Edité par le Crédit Coopératif, banque de l’économie sociale et solidaire, MyCoop.coop se revendique comme étant le « premier réseau consacré aux initiatives économiques qui mettent l’Homme au cœur de leurs projets ». Organisé en trois grands espaces (S’informer, S’interroger, Se rencontrer), cette plateforme ne déstabilisera pas les utilisateurs de Facebook : ses fonctionnalités sont sensiblement les mêmes que celles de son grand-frère américain. Présentation du projet par la directrice de la communication du Crédit Coopératif :

Axé sur la communication et la sensibilisation, l’espace « S’informer » permet de suivre l’actualité du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Structurée en quatre catégories (« Entreprendre autrement », « Consommer responsable », « Des initiatives pour l’homme », « Des initiatives pour la planète »), cette rubrique présente de manière très concrète l’ESS en valorisant des initiatives et des projets solidaires (ex : guide de l’éco-tourisme au Mexique, micro-crédit…).

L’espace « Se rencontrer » propose lui, un certain nombre de fonctionnalités identiques à celles de Facebook : messagerie, création de groupes thématiques, promotion d’événements, mise en relation avec des amis, statut personnalisable…  Petit plus : le membre de MyCoop.coop pourra rédiger des note sur le sujet de son choix, et aura la possibilité de les publier dans l’espace « Se rencontrer ». Seul petit bémol à cette fonctionnalité : pas de thématisation. Les notes sont uniquement classées par ordre chronologique, ce qui, à terme, peut nuire à l’accès à l’information. L’intégration des tags lors de la rédaction de la note ne serait donc pas un luxe.

mycoop

La valeur ajoutée de cette plateforme réside dans ses espaces d’échanges. Ainsi, la rubrique « S’interroger » offre un recueil de Questions-Réponses en rapport avec le milieu associatif et le secteur de l’économie sociale et solidaire. Parmi les requêtes les plus populaires « Quelles sont les modalités pour créer une association » ou encore « Comment m’habiller responsable ». Cet espace collaboratif permet aux internautes d’obtenir des réponses concrètes et autres conseils pratiques. A noter la possibilité de s’abonner aux flux RSS pour recevoir en direct les dernières questions mises en ligne.

MyCoop.coop est donc une plateforme prometteuse qui offre aux internautes des fonctionnalités simples d’utilisation. Seul regret : une organisation encore un peu anarchique qui compromet un accès rapide à l’information.

 

Web2solidarité.org

web2solidariteCréé par l’Agence mondiale de solidarité numérique Web2solidarité.org entend être le « réseau social dédié aux nouvelles formes de solidarité pour le numérique et par le numérique ». L’objectif de la plateforme est d’accélérer les échanges et partager les informations sur les fractures et les solidarités numériques.

Les fonctionnalités offertes sont nombreuses : mise en relation avec les membres de la communauté, publication et hébergement de photos et de vidéos, diffusion de billets sur un mini-blog personnel, accès à une radio personnalisable (upload de mp3 ou podcast), valorisation d’événements, ajout d’applications (comme sur Facebook)…  et participation à des groupes de réflexion thématiques. J’émettrai à ce propos une réserve : le nombre de groupes thématiques est figé (9 groupes au total), il est impossible pour les membres d’en créer un de leur propre initiative. Dommage…

 

Planete-attitude.fr

planeteattitudeLancé fin 2008 par WWF France, Planete-attitude est le réseau social dédié à la préservation des espèces et de l’environnement.

Planete-attitude propose l’accès à des groupes de discussion, mais également à des vidéos et des photos. Grâce à ses forums, la plateforme constitue un véritable lieu d’échanges et de documentation. Selon un article du Monde, le site compte d’ores et déjà 2300 membres et plus de 240 groupes créés par les internautes. Des données prometteuses pour cette plateforme dont l’ambition est  de « créer un engouement environnemental en France ».

 

Et bien d’autres encore !

Ces trois communautés ne sont pas les seules du web. Certaines concernent l’échange de services citoyens (cf. Humanvillage). Il en existe d’autres orientées “Associations” comme Passerelles & Compétences qui met en relation des professionnels bénévoles avec des associations ayant des besoins spécifiques pour optimiser leur fonctionnement. Le réseau Mobee est lui consacré au mécénat. Enfin, les sites web comme Tinkuy permettent de mettre en commun des solutions “pour un quotidien plus responsable”.


Pourquoi ne pas créer son propre réseau social solidaire ?

La multiplication de ces réseaux sociaux solidaires s’explique certainement par l’existence de boîtes à outil en ligne – à l’image de Ning – qui permettent de créer et de personnaliser très facilement sa propre plateforme. Planete-attitude.fr et Web2solidarité.org ont d’ailleurs été développé sur Ning, tout comme… MyBarackObama.com, le site du candidat démocrate qui a réussi à mobiliser des millions d’internautes américains. Je n’ai pas encore testé Ning, mais apparemment, il est possible de créer son propre réseau social en « quelques minutes ». Avant de passer à la vitesse supérieure en lançant votre communauté en ligne sur Ning, sachez que vous pouvez déjà exploiter les fonctionnalités que vous offre Facebook en créant par exemple votre groupe (comme celui-ci). 

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Les 10 commandements à destination de l’entrepreneur social pour mieux communiquer

11/01/2009

Etant fréquemment en contact avec des entreprises de l’économie sociale et solidaire, je constate que les mêmes “erreurs” en matière de communication se répètent d’une structure à l’autre : absence de plan de communication, non-valorisation d’actions pourtant innovantes et passionnantes, méconnaissance des médias locaux…

Pour lutter contre ces écueils, 10 commandements de la communication de l’entrepreneur solidaire s’imposent : 

  1. Mettre l’économie au service de l’homme est une de tes principales forces : cela te permet de te différencier des autres entreprises et confère à ton action un caractère innovant. Tu es un entrepreneur solidaire ! Ta communication doit en permanence s’appuyer sur cet « avantage concurrentiel ».
     
  2. Tu seras pragmatique. Oublie les dogmes, simplifie ton discours, mets en avant les résultats obtenus… bref sois concret !
     
  3. Tu feras tout pour valoriser les actions que tu entreprends : certaines te semblent peut-être banales mais si tu trouves le bon angle de communication, elles peuvent susciter l’intérêt de tes relais d’opinion (si si, je t’assure !)
     
  4. En communication externe, tu illustreras tes actions par l’exemple. Privilégie les histoires d’hommes et de femmes, démontre en quoi ton action a un impact sur les relations sociales et l’économie de ton territoire.
     
  5. Tu associeras tes collaborateurs à tes actions de communication.
     
  6. Les messages que tu diffuseras doivent être porteurs des valeurs que tu défends au quotidien et qui sont au coeur de ton projet d’entreprise. 
     
  7. Tu encourageras les prises de parole collectives avec d’autres acteurs du secteur. Les relais d’opinion seront plus sensibles à des actions de communication concertée.
     
  8. Tu t’investiras dans les relations presse et les relations publiques locales. Peu coûteuses, elles te permettront de te faire connaître sur ton territoire. Planifie tes prises de parole auprès des journalistes et des décideurs, maintiens le contact en permanence, organise des moments informels et conviviaux avec eux.
     
  9. Tu n’auras pas une approche « outils » mais une approche stratégique. Convertis-toi au plan de communication ! Il te permettra d’anticiper tes besoins, de t’interroger sur tes forces et tes faiblesses, de mieux identifier tes publics cibles et de définir tes axes de communication.
     
  10.   Veille à la cohérence de tes actions de communication les unes par rapport aux autres. Tu développeras ainsi une identité forte pour ton entreprise.
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Suivre l’actualité de l’économie sociale… par la communication

05/01/2009

Depuis le temps que ça me démangeait… Ca y est!!! Je me lance finalement dans la blogosphère. Oui mais pourquoi ? Je suis depuis peu chargé de communication dans le secteur de l’économie sociale et solidaire et je me rends compte que ce secteur souffre malheureusement d’un manque de visibilité.

Les raisons sont nombreuses : une difficulté à dire simplement ce qu’on fait, une atomisation des acteurs qui fait que les médias ont du mal à s’y retrouver, des valeurs (nobles) qui prennent souvent le pas sur le pragmatisme (pourtant nécessaire en communication) et brouillent les messages… Les causes sont donc multiples (Eric Dacheux, professeur à l’université Blaise Pascal de Clermont Ferrand les présentent bien mieux que moi).

Ce manque de visibilité et de lisibilité est, à mon sens fâcheux. D’autant qu’en ces temps de crise toutes les initiatives porteuses d’un modèle alternatif à l’ultra-capitalisme et à ses dérives doivent être mises sur le devant de la scène et valorisées.

Tout cela pour dire qu’avec ce blog, j’entends être le (modeste) relais des actions de communication, d’information et de sensibilisation réalisées par les entrepreneurs sociaux et autres entreprises de l’économie sociale et solidaire. Le tout afin de faire connaître ce secteur encore alternatif et méconnu en France.

Avec communication-solidaire.com, je souhaite également observer et  analyser la manière dont les médias (Français et étrangers)  s’intéressent – ou pas - au secteur de l’économie solidaire.

Cette aventure ne se fera pas sans vos contributions, partages d’experiences, conseils et remarques. N’hésitez pas !

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