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Salon des entrepreneurs, ESSEC : une semaine stimulante pour l’entrepreneuriat social

Articles dans la presse, conférences au Salon des Entrepreneurs, séminaires à l’ESSEC… Cette semaine, l’entrepreneuriat social sort de ses murs, et il n’y a rien de plus encourageant ! Pour avoir assisté aux 48h pour l’Entrepreneuriat social organisées par l’ESSEC et aux conférences du Salon des entrepreneurs, je peux affirmer qu’un réel effort de communication est à l’œuvre et que les entrepreneurs sociaux sont déterminés à faire connaître leurs forces. Lors de ces deux événements, les idées reçues sur le secteur ont été battues en brèche.

Social return on investment
programme-48-h-entreprenariat-socialLes thèmes des ateliers proposés par la Chaire Entrepreneuriat social de l’ESSEC montrent qu’un changement de dimension de l’économie sociale et solidaire est en marche : utilisation du SROI (social return on investment) pour monétiser l’impact social des actions de l’ESS, élaboration d’un business plan d’un projet à finalité sociale, gouvernance et bonne gestion… Qui osera dire après ces ateliers que les entrepreneurs sociaux de demain sont de doux rêveurs qui ne maîtrisent pas les techniques de gestion et de management ?

“Pour les entrepreneurs sociaux, la rentabilité ça existe !”
Au Salon des entrepreneurs, la conférence « Devenir entrepreneur social : du sens et des opportunités » organisée par l’Avise a quant à elle, permis d’illustrer concrètement ce qu’était l’entrepreneuriat social. Devant une salle comble de 650 personnes, trois entrepreneurs sociaux (François Goudenove de Websourd, Edwige Lepelletier du Champ des Cimes et Jean-Marc Borello du Groupe SOS) ont présenté leur activité et ont insisté sur le fait qu’ils étaient confrontés aux mêmes contraintes que les entreprises de l’économie classique. Jean-Marc Borello a ainsi affirmé qu’au Groupe SOS la rentabilité était au cœur de sa stratégie puisque “sans elle, pas de service de qualité offerts aux usagers“. Emmanuel Faber, directeur général délégué de Danone et Patrick Dargent, président du Réseau Entreprendre ont, eux, démontré que la frontière entre une entreprise classique et une entreprise de l’économie sociale et solidaire allait devenir de plus en plus poreuse dans les années à venir (à l’image de Danone qui a entrepris une démarche solidaire au Bengladesh).

Gilet orange
La conférence s’est poursuivie avec la remise du Livre Blanc des 100 entrepreneurs sociaux à Laurent Wauquiez qui s’est engagé à mettre un certain nombre d’outils au service de l’entrepreneuriat solidaire (notamment en incluant l’insertion par l’activité économique dans le plan de relance, ou encore en encourageant le développement de mesures statistiques de l’entrepreneuriat social). Il s’est en revanche montré moins enthousiaste pour soutenir les campagnes de promotion de l’entrepreneuriat social, qui “nécessitent du budget”. La communication demeurera décidément le parent pauvre de l’ESS… Le ministre a ensuite invité les entrepreneurs signataires du Livre Blanc à le retrouver d’ici un an pour faire le bilan des actions entreprises. L’événement s’est terminé avec la photo de famille : le Ministre entouré des 100 entrepreneurs sociaux signataires du Livre Blanc qui étaient vêtus… de gilets orange, accoutrement qui était censé signifier que les entrepreneurs sociaux devaient être vus par l’opinion publique (sic). J’ai plutôt eu l’impression de me retrouver devant une armée d’agents de la DDE ou de TUCs… On aurait pu trouver mieux comme symbole. Mais bon, après ces événements qui ont permis de valoriser l’économie sociale et solidaire, on ne peut décemment pas reprocher aux organisateurs ce léger couac en matière de communication !

Pour visionner une partie de la conférence du Salon des Entrepreneurs :

Actions solidaires