Il y a deux semaines, l’Agence de valorisation des initiatives socio-économiques (Avise) diffusait son rapport annuel et dévoilait Avise 2015. Ce projet stratégique sur cinq ans fixe trois objectifs majeurs pour l’institution : développer la fonction d’animation de programmes publics nationaux, devenir un centre de ressources pour les territoires et amplifier un rôle d’agence de l’entrepreneuriat social.
Pour y parvenir, l’Avise entend, entre autres moyens de mise en œuvre, « faire d’Internet le support structurant de son offre de services ». C’est plutôt bien parti ! L’agence vient en effet de mettre en ligne son nouveau site web. Au menu : de nombreuses ressources et boîtes à outils (guide web de l’entrepreneur social, carte de France des DLA…), des portraits d’entrepreneurs sociaux, ou encore les dernières actualités de l’économie sociale et solidaire… le tout à la sauce web 2.0 s’il vous plaît (bookmarking et facebooking compris) !
S’il ne fallait retenir qu’une fonctionnalité de ce nouveau site internet, ce serait la base d’initiatives qui permet d’accéder à des exemples très concrets de projets socio-économiques. Par l’intermédiaire d’un outil de recherche relativement efficace, vous pourrez découvrir rapidement comment Ecodair permet à des personnes handicapées de retrouver le chemin de l’emploi grâce au reconditionnement d’ordinateurs, comment Domicoop donne la possibilité aux personnes en difficulté d’accéder à un logement, ou encore comment SolidRtv entend devenir la base de données vidéo de l’ESS et des initiatives citoyennes. On ne pouvait rêver mieux pour valoriser et faire connaître les acteurs de l’économie sociale et solidaire ! Il ne reste plus qu’à enrichir et alimenter cette précieuse base.
Et pour conclure ce poste… le site de l’Avise étant (enfin) doté de flux RSS, je l’ai intégré dans le Netvibes de Communication-solidaire.
Twitter est devenu en quelques mois le terrain de jeu favori des écolo-blogueurs francophones. Utilisé comme outil de communication, canal d’informations en tout genre ou encore tract virtuel lors de la campagne des élections européennes, le site de micro-blogging est devenu incontournable pour les cyber-écolos et autres promoteurs du développement durable.
Pour avoir une vision synthétique et esthétique de la green twittosphère francophone, je ne saurais trop vous conseiller la « french twitter eco map » réalisée par l’éco-blog. Merci à eux pour ce super boulot !
Vous constaterez qu’on y retrouve quelques promoteurs de l’économie sociale et solidaire (Ressources Solidaires, Youphil ou encore Le Blog du solidaire), mais je dois dire que les acteurs de l’ESS francophone ne sont pas très actifs sur Twitter. Pas de trace de l’Adie, du Groupe SOS (pourtant si actif en com’ par ailleurs) ou d’Ethiquable. Mais je suis sûr que ça ne saurait tarder. Du moins, je l’espère!
On peut le lire çà et là : l’Adie va lancer très prochainement Adie Connect, plateforme online qui permettra aux personnes en situation de précarité de souscrire à un microcrédit en ligne afin de créer leur propre activité. Les crédits qu’octroiera Adie Connect ne dépasseront pas les 2000 €. Pour les microcrédits plus importants, le communiqué de presse indique que le site « orientera directement les créateurs vers l’agence Adie la plus proche de leur domicile ».
Au-delà de l’octroi de prêts, Adie Connect proposera des outils pratiques pour la gestion d’entreprise, ainsi que la liste des formations organisées dans le réseau Adie. L’objectif : « permettre aux créateurs de disposer enfin d’un accès simplifié à une offre complète, et de pouvoir dénicher à chaque instant la bonne information à un seul endroit ».
A noter également, le volet communautaire qu’entend développer Adie Connect et qui devra « agréger une communauté de créateurs financés grâce aux microcrédits afin d’échanger leurs bonnes pratiques et leurs expériences ». La communauté permettra également « de mobiliser les individus sensibles aux problématiques liées au microcrédit, afin de créer un comité de soutien autour du microcrédit et de sa pertinence comme solution au problème de l’emploi ».
Plus d’informations dès le lancement officiel du site (qui devait se faire en avril, mais qui est finalement annoncé pour le mois de mai).
On était habitué aux campagnes online des ONG internationales (Amnesty International, Oxfam, ou encore WWF). Combinant mini films chocs ou humoristiques, campagnes d’emailing, ou encore participation aux réseaux sociaux tels Facebook, ces campagnes ont pour objectif de faire parler de l’ONG et de ses actions et de créer du buzz sur la toile en utilisant l’internaute lambda comme porte-parole.
Cette technique de communication online n’est plus l’apanage des mastodontes du non-profit international. Des acteurs de l’économie sociale et solidaire hexagonaux se sont en effet laissés séduire par cet outil de promotion et de valorisation. J’en veux pour preuve le lancement par le Groupe SOS du site acteursdelasolidarite.org (et son pendant événementiel jaimepasdonner.com) et la création par la coopérative Ethiquable d’Ethiquable.tv, webTV dédiée au commerce équitable.
Quand l’internaute lève lui-même des fonds pour une cause Acteurs de la solidarité.org est une plateforme de collecte de dons permettant aux internautes de se mobiliser au profit du Groupe SOS et de ses actions. Ce site propose ainsi au particulier de se transformer en chargé de collecte de fonds version 2.0.
Concrètement, l’utilisateur de la plateforme peut à l’occasion d’un événement (fête, manifestation sportive…) créer en quelques clics une page de collecte, similaire à celle d’un blog. Celle-ci fera la promotion de la cause que l’internaute souhaite soutenir (hébergement des exclus, accès aux soins, éducation et protection de l’enfance, insertion par l’emploi ou solidarité internationale) et encouragera au don. La page sera ensuite partagée via une diffusion automatique par email à l’ensemble des contacts de l’utilisateur ou par sa publication sur les réseaux sociaux (Facebook, Digg ou autre LinkdIn). Le nouveau chargé de collecte aura ensuite la possibilité de suivre en directe l’avancée de sa campagne de récolte de fonds.
Avec Acteurs de la solidarité.org, le Groupe de Jean-Marc Borello surfe sur la tendance du consom’acteur et devient l’une des premières entreprises de l’ESS française à utiliser la technique du marketing viral pour transformer le particulier en prescripteur de ses actions.
Mais la panoplie du parfait « buzz maker » ne serait pas complète sans un site événementiel humoristique. C’est pourquoi, la holding solidaire a lancé, concomitamment à acteursdelasolidaritée.org, le mini-site jaimepasdonner.com. Sur cet espace online, on fait la connaissance de Gauthier – trentenaire qui aurait pu s’appeler Charles-Henri et vivre dans le 16ème – et on y découvre ses excuses minables pour ne pas faire de don : « J’ai pas de monnaie », « Ca sert à rien », « J’ai assez de problème comme ça », etc. Par l’intermédiaire de petits films, jaimepasdonner.com permet de tourner en ridicule les fausses bonnes raisons de ne pas donner, le tout avec un humour décapant. Une tonalité en rupture avec celle – parfois culpabilisante ou anxiogène – de certaines campagnes d’ONG…
4 heures de direct et 6 duplex consacrés au commerce équitable
Dans un autre registre – plus pédagogique, celui-ci – Ethiquable lance Ethiquable.tv à l’occasion de la Quinzaine du commerce équitable. L’objectif de ce support est de répondre “aux doutes et aux questionnements sur le commerce équitable“. Pour y parvenir, la coopérative ne lésine pas sur les moyens : le 9 mai prochain, www.ethiquable.tv proposera une émission spéciale de 4 heures intitulée “Le Tour du Monde du Commerce Equitable“. Bande annonce :
Ce programme permettra aux internautes de pénétrer dans les coulisses du secteur et de découvrir ceux qui font le commerce équitable : producteurs, ONG, entreprises spécialisées… L’émission s’appuiera sur pas moins de 6 duplex (un par continent), dont une liaison spéciale de 30 minutes avec les producteurs d’Equateur. “Le Tour du Monde du Commerce Equitable” s’articulera autour de trois axes qui ont le mérite de susciter le débat :
Coopératives du commerce équitable : comment les producteurs arrivent-ils à vendre sur ce marché ?
Croissance du commerce équitable : comment concilier business et valeur ?
Le prix équitable : que payent les consommateurs ?
Les internautes peuvent d’ores et déjà poser leurs questions sur chacun de ces thèmes via le site internet de la Web TV. En revanche, le dossier de presse ne précise pas ce que deviendra Etiquable.tv, une fois passée cette opération d’envergure et quelle sera sa ligne éditoriale…
Les opérations du Groupe SOS et d’Ethiquable démontrent que les techniques de communication et de marketing utilisées habituellement par les entreprises “classiques”, peuvent être mobilisées efficacement pour valoriser les activités de l’ESS, lever des fonds ou encore faire la pédagogie du secteur. La route est ouverte, aux acteurs de l’économie sociale et solidaire de multiplier ce type d’opération et d’opter pour la solidarité online !
Plus d’informations :
www.acteursdelasolidarite.org & jaimepasdonner.com : Si vous souhaitez participer à la soirée de lancement de ces deux sites qui aura lieu le mardi 24 avril prochain, envoyez un mail à contact@acteursdelasolidarite.org.
www.ethiquable.tv : Pour plus de renseignements sur Etiquable.tv, téléchargez le dossier de presse
Vous n’avez pas le temps de parcourir tous les sites et blogs parlant de l’économie sociale et solidaire ? Vous souhaitez avoir toutes les actualités du secteur à un seul endroit et en seulement deux clics ? N’attendez plus ! Rendez-vous sur le Netvibes de Communication-solidaire.com. Vous y trouverez les informations de l’ESS diffusées sur le web, les derniers billets publiés sur les blogs d’Hugues Sibille ou de Tarik Ghezali, les news en direct de l’étranger (USA, Québec…) et pourrez accéder aux vidéos réalisées par Ashoka ou l’Atelier.
Le principe de Netvibes est d’agréger à l’infini les flux et le contenu multimédia des sites internet, des blogs et des réseaux sociaux. On peut également y intégrer des widgets (iCal, météo, albums photos…).
Netvibes donne donc la possibilité de personnaliser son propre portail web, et de réunir sur une même page toutes les informations que l’on souhaite. C’est ce que j’ai fait, en glanant ça et là les flux des sites internet dédiés à l’ESS, à l’entrepreneuriat social ou au développement durable, le tout pour vous permettre de réaliser une veille informationnelle en moins de 2 minutes.
Organisé en sept onglets différents (A la Une, Les acteurs, Les blogs, A l’étranger, Les vidéos et Com’ responsable), ce portail se veut le plus représentatif de ce qui se dit sur l’ESS. J’ai sûrement oublié un certain nombre de sites. N’hésitez pas à m’en faire part : je les intégrerai.
Vous aussi, créez votre Netvibes. C’est gratuit et très pratique ! Voici un tutoriel pour s’initier à cet outil du Web 2.0 :
Rendez-vous dès maintenant sur le Netvibes de Communication-solidaire.com. Pour un autre exemple de Netvibes dédié à l’économie sociale et au mouvement coopératif, cliquez ici.
Ne serait-ce déjà pas le signe d’un changement ? Alors que les grand-messes internationales nous ont habitués à des communiqués officiels souvent creux et éloignés de la réalité des débats, le sommet du G20 de Londres marque sa différence.
En effet, 50 bloggers issus d’ONG vont rendre compte en direct de l’avancée des discussions sur le site G20Voice. Ils assisteront ainsi à toutes les tables rondes et auront la possibilité d’interviewer les dirigeants.
Parmi ces 50 reporters d’un genre nouveau qui ont été sélectionnés par la blogosphère, on citera Kumi Naidoo de la Coalition Against Poverty, le chroniqueur économique chinois Rui Chenggang, ou encore le Nigérien, Sokari Ekine.
Au-delà de l’opération de communication que peut constituer G20Voice, cette initiative montre que les lignes bougent et que les bloggers émanant des ONG ont gagné en crédibilité. Ils sont à présent perçus comme de véritables relais d’opinion. Notons cependant que les bloggers invités ne sont pas connus pour être de farouches opposants au système capitaliste. A quand un blogger issu d’ATTAC ou du mouvement syndical présent dans ce type de manifestation ?
Après les réseaux sociaux généralistes (Facebook, MySpace… ) et les réseaux sociaux professionnels (Viadeo, LinkedIn…), voici les réseaux sociaux solidaires. Je vous propose un panorama de ces outils qui peuvent devenir des moyens efficaces pour essaimer des bonnes pratiques, monter des projets, optimiser sa communication solidaire ou pourquoi pas trouver des partenaires et autres financeurs.
MyCoop.coop
Edité par le Crédit Coopératif, banque de l’économie sociale et solidaire, MyCoop.coop se revendique comme étant le « premier réseau consacré aux initiatives économiques qui mettent l’Homme au cœur de leurs projets ». Organisé en trois grands espaces (S’informer, S’interroger, Se rencontrer), cette plateforme ne déstabilisera pas les utilisateurs de Facebook : ses fonctionnalités sont sensiblement les mêmes que celles de son grand-frère américain. Présentation du projet par la directrice de la communication du Crédit Coopératif :
Axé sur la communication et la sensibilisation, l’espace « S’informer » permet de suivre l’actualité du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Structurée en quatre catégories (« Entreprendre autrement », « Consommer responsable », « Des initiatives pour l’homme », « Des initiatives pour la planète »), cette rubrique présente de manière très concrète l’ESS en valorisant des initiatives et des projets solidaires (ex : guide de l’éco-tourisme au Mexique, micro-crédit…).
L’espace « Se rencontrer » propose lui, un certain nombre de fonctionnalités identiques à celles de Facebook : messagerie, création de groupes thématiques, promotion d’événements, mise en relation avec des amis, statut personnalisable… Petit plus : le membre de MyCoop.coop pourra rédiger des note sur le sujet de son choix, et aura la possibilité de les publier dans l’espace « Se rencontrer ». Seul petit bémol à cette fonctionnalité : pas de thématisation. Les notes sont uniquement classées par ordre chronologique, ce qui, à terme, peut nuire à l’accès à l’information. L’intégration des tags lors de la rédaction de la note ne serait donc pas un luxe.
La valeur ajoutée de cette plateforme réside dans ses espaces d’échanges. Ainsi, la rubrique « S’interroger » offre un recueil de Questions-Réponses en rapport avec le milieu associatif et le secteur de l’économie sociale et solidaire. Parmi les requêtes les plus populaires « Quelles sont les modalités pour créer une association » ou encore « Comment m’habiller responsable ». Cet espace collaboratif permet aux internautes d’obtenir des réponses concrètes et autres conseils pratiques. A noter la possibilité de s’abonner aux flux RSS pour recevoir en direct les dernières questions mises en ligne.
MyCoop.coop est donc une plateforme prometteuse qui offre aux internautes des fonctionnalités simples d’utilisation. Seul regret : une organisation encore un peu anarchique qui compromet un accès rapide à l’information.
Web2solidarité.org
Créé par l’Agence mondiale de solidarité numérique Web2solidarité.org entend être le « réseau social dédié aux nouvelles formes de solidarité pour le numérique et par le numérique ». L’objectif de la plateforme est d’accélérer les échanges et partager les informations sur les fractures et les solidarités numériques.
Les fonctionnalités offertes sont nombreuses : mise en relation avec les membres de la communauté, publication et hébergement de photos et de vidéos, diffusion de billets sur un mini-blog personnel, accès à une radio personnalisable (upload de mp3 ou podcast), valorisation d’événements, ajout d’applications (comme sur Facebook)…et participation à des groupes de réflexion thématiques. J’émettrai à ce propos une réserve : le nombre de groupes thématiques est figé (9 groupes au total), il est impossible pour les membres d’en créer un de leur propre initiative. Dommage…
Planete-attitude.fr
Lancé fin 2008 par WWF France, Planete-attitude est le réseau social dédié à la préservation des espèces et de l’environnement.
Planete-attitude propose l’accès à des groupes de discussion, mais également à des vidéos et des photos. Grâce à ses forums, la plateforme constitue un véritable lieu d’échanges et de documentation. Selon un article du Monde, le site compte d’ores et déjà 2300 membres et plus de 240 groupes créés par les internautes. Des données prometteuses pour cette plateforme dont l’ambition est de « créer un engouement environnemental en France ».
Et bien d’autres encore !
Ces trois communautés ne sont pas les seules du web. Certaines concernent l’échange de services citoyens (cf. Humanvillage). Il en existe d’autres orientées “Associations” comme Passerelles & Compétences qui met en relation des professionnels bénévoles avec des associations ayant des besoins spécifiques pour optimiser leur fonctionnement. Le réseau Mobee est lui consacré au mécénat. Enfin, les sites web comme Tinkuy permettent de mettre en commun des solutions “pour un quotidien plus responsable”.
Pourquoi ne pas créer son propre réseau social solidaire ?
La multiplication de ces réseaux sociaux solidaires s’explique certainement par l’existence de boîtes à outil en ligne – à l’image de Ning – qui permettent de créer et de personnaliser très facilement sa propre plateforme. Planete-attitude.fr et Web2solidarité.org ont d’ailleurs été développé sur Ning, tout comme… MyBarackObama.com, le site du candidat démocrate qui a réussi à mobiliser des millions d’internautes américains. Je n’ai pas encore testé Ning, mais apparemment, il est possible de créer son propre réseau social en « quelques minutes ». Avant de passer à la vitesse supérieure en lançant votre communauté en ligne sur Ning, sachez que vous pouvez déjà exploiter les fonctionnalités que vous offre Facebook en créant par exemple votre groupe (comme celui-ci).