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Archives pour la catégorie ‘Actions solidaires’

Partenariat prometteur entre Ashoka France et Reporters d’Espoir

24/09/2009

Et maintenant parlons solutionsAu détour d’une newsletter, je viens d’apprendre qu’Ashoka, l’organisation qui soutient et promeut l’entrepreneuriat social dans le monde et Reporters d’Espoir, l’agence d’informations porteuses de solutions, avaient noué un partenariat assez original.

L’idée est d’organiser de concert une série de rencontres ouvertes au public et intitulées “Et maintenant, parlons solutions”. L’objectif  : valoriser des solutions d’entrepreneuriat innovantes. Chaque rendez-vous mettra en avant un entrepreneur social soutenu par Ashoka France.

La première conférence (gratuite bien sûr) aura lieu le 5 octobre prochain de 19h à 20h au Comptoir Général (20 quai de Jemmapes). Elle sera l’occasion pour Simon Houriez, fondateur de “Signes de sens“, de présenter son initiative.

Plus d’info sur le site d’Ashoka France.

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Quand insertion sociale rime avec développement durable et nouvelles technologies

07/08/2009

Logo Insertech AngusCombiner développement durable, insertion sociale et accès pour tous aux nouvelles technologies : une mission impossible ? Pas pour Insertech Angus ! Depuis 11 ans cette entreprise d’insertion recycle, répare et assemble des ordinateurs qu’elle revend à bas coût à des écoles, des organismes communautaires, ou à des personnes à faibles revenus… le tout en proposant à des jeunes de 18 à 35 ans un parcours d’insertion qui leur permet d’acquérir de solides compétences dans le domaine des TIC. Portrait de cet acteur incontournable de l’économie sociale montréalaise qui a su adapter ses activités au marché et à ses jeunes salariés.

Répondre aux besoins spécifiques de son territoire et de sa communauté, c’est ce que fait Insertech Angus depuis maintenant 11 ans. « L’entreprise d’insertion a été créée en réponse à un taux de chômage élevé et à une faible scolarisation des jeunes de Rosemont-Petite Patrie, quartier de l’Est de Montréal » explique avec passion Agnès Beaulieu, directrice générale de l’entreprise. « A l’époque, la fondation de l’entreprise s’inscrivait également dans un projet collectif de développement et de relance économique du site Angus » poursuit celle qui s’est battue pour qu’Insertech Angus voie le jour.

Le résultat ? La mise sur pieds d’une entreprise d’insertion qui s’est fixée trois missions, et non des moindres. La première consiste à former et préparer à l’emploi des jeunes adultes en difficultés. La seconde est d’ordre environnemental : Insertech Angus entend favoriser le réemploi et le recyclage du matériel informatique. La troisième concerne l’accès aux nouvelles technologies pour les familles et les organismes à faible budget.

Plus de photos sur Flickr!

Pour accomplir sa mission d’insertion, Insertech Angus propose à des adultes de 18 à 35 ans une activité salariée d’une durée de 6 mois. Pendant cette période, les jeunes bénéficient d’une formation sur quatre métiers en lien avec l’informatique : le travail de bureau (réception, bureautique, accueil…), l’assemblage et la réparation de PC et autres imprimantes, la gestion des stocks et enfin la vente de matériel informatique. L’objectif est de leur permettre d’apprendre un métier en contexte réel et d’acquérir des compétences immédiatement mobilisables dans la vie professionnelle.
L’informatique n’a pas été choisie par hasard. C’est en effet un domaine qui correspond au profil d’un certain nombre de demandeurs d’emploi de l’Est de Montréal, à savoir des jeunes qui ont connu des échecs scolaires mais qui s’intéressent de près aux nouvelles technologies et sont souvent branchés jeux-vidéos. «Avec l’informatique, nous voulions sortir de la logique ‘d’économie du pauvre’ associée à tort aux entreprises d’insertion, souligne Agnès Beaulieu. Nous avons choisi une activité qui permet aux jeunes d’être fiers de ce qu’ils accomplissent et leur donne l’opportunité d’être reconnus voire admirés par leur communauté ». La formation in situ est complétée par des cours d’alphabétisation numérique, une aide psychosociale, un accompagnement à la recherche d’emploi et à l’orientation scolaire et par une formation à la citoyenneté. Une équation qui est synonyme de succès : plus de 85% des personnes qui ont suivi le programme d’insertion développé par Insertech Angus retrouvent un emploi ou reprennent des études. Et la majorité d’entre elles en ressort plus autonome et confiante.

Lutter contre la fracture numérique

Mais l’impact social de l’entreprise ne s’arrête pas là. En effet, Insertech Angus favorise le recyclage et le réemploi du matériel informatique à Montréal. Elle a d’ailleurs été récompensée très récemment pour ses efforts en matière de développement durable en recevant un Phénix de l’environnement. Chaque année, ce sont 5000 à 6000 ordinateurs reconditionnés, réparés ou optimisés qui passent entre les mains des jeunes salariés de l’entreprise. Les appareils sont ensuite destinés aux écoliers, aux personnes à faibles revenus ou à des entreprises d’économie sociale qui peuvent ainsi accéder aux nouvelles technologies à bas coût. Depuis sa création, Insertech Angus a permis de lutter efficacement contre la fracture numérique en remettant à neuf plus de 50 000 machines.

L’entreprise d’insertion ne pourrait pas accomplir ses trois missions avec tant de brio si elle ne s’était pas adaptée aux réalités du marché. En effet, depuis sa création, Insertech Angus a su diversifier ses activités. Elle a ainsi débuté avec l’assemblage de vieux ordinateurs récupérés, pour lancer par la suite sa propre marque d’ordinateurs neufs en 2002. Elle a ensuite complété sa gamme par de l’usagé haut de gamme, et a parfait sa palette d’activités avec la consultation, la formation des usagers et les services techniques. Cette diversification a non seulement permis à l’entreprise de maintenir ses bons résultats mais a également fait découvrir aux jeunes en insertion de nouvelles orientations professionnelles (comme la vente, le service à la clientèle…). Agnès Beaulieu l’affirme d’ailleurs haut et fort : « Nous prenons le virage des services et nous voulons impliquer les jeunes dans ces activités qui favorisent l’insertion professionnelle. Par ailleurs, l’activité ‘services’ est très valorisante pour nos salariés qui se retrouvent en contact avec une clientèle qui reconnaît leur professionnalisme ».

Encadré CEIQS’il fallait un dernier exemple pour vanter l’efficacité et l’utilité sociale d’Insertech Angus ce serait très certainement son implication à l’étranger. L’entreprise d’insertion accompagne des partenaires argentins, haïtiens et guatémaltèques pour les aider à mettre en place des ateliers d’insertion spécialisés dans les TIC. Grâce à de multiples échanges, des programmes de mentorat et de jumelage avec Insertech Angus, l’Argentine s’est d’ores et déjà dotée de quatre ateliers d’insertion. Avec un partenaire tel que l’entreprise montréalaise, nul doute que le Guatemala et Haïti sauront suivre le même chemin !

Découvrez Insertech Angus en photos et continuez à me faire part de vos initiatives à communication.solidaire@gmail.com.

Pour en savoir plus sur l’insertion socio-professionnelle au Québec, rendez-vous sur le site du Collectif des entreprises d’insertion du Québec.

Et enfin… un entretien vidéo d’Agnès Beaulieu :

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Le téléphone au service de l’insertion sociale et professionnelle

15/05/2009

logo-orangeOrange a annoncé le 12 mai dernier le lancement d’un forfait téléphonique réservé aux personnes en situation de précarité. Cette offre à 10€ par mois comprend 40 minutes de conversation et quarante SMS. Elle est proposée aux bénéficiaires du RMI et dès le 18 juin à tous les allocataires du RSA. Didier Lombard, PDG de France Telecom, a également déclaré que l’opérateur proposerait bientôt aux plus démunis des téléphones à 10 euros ainsi qu’une offre triple-play à 20 euros par mois.

Dans la même veine – et en réponse à la polémique sur les coûts de communication pour joindre ses services – Christian Charpy, Directeur général de Pôle Emploi a indiqué qu’il envisageait de fournir des cartes téléphoniques prépayées aux demandeurs d’emploi disposant de très peu de ressources pour contacter ses services au 3949, numéro surtaxé.

Ces actions sont à saluer, même si l’on voit bien qu’elles répondent à une stratégie de communication bien huilée. En tout cas, elles ont le mérite d’apporter une réponse à l’exclusion technologique et numérique des personnes en situation de précarité.

Mais Orange et Pôle Emploi ne sont pas les seuls à participer à la lutte contre ce type d’exclusion. D’autres initiatives de ce type, plus confidentielles – et surtout moins médiatisées – répondent directement à ce problème. Elles ont été imaginées et développées par des entrepreneurs sociaux et des acteurs de l’économie sociale et solidaire.

L’association Reconnect en est un exemple très innovant : partant du constat que le téléphone est un élément fort de stabilisation sociale, ellnotice-reconnecte met à disposition des plus démunis un numéro de téléphone fixe personnel couplé à une boîte vocale consultable gratuitement, depuis n’importe quel téléphone, y compris d’un portable. Ce dispositif très simple permet aux personnes en situation de précarité de garder le contact avec leurs proches comme avec des employeurs potentiels puisque les appels passés par le bénéficiaire vers une ligne fixe sont, eux aussi, gratuits. Concrètement, la personne s’inscrit sur Internet avec un responsable de l’association, et reçoit un numéro de téléphone. Quelques jours plus tard, Reconnect lui fournit des cartes de visite personnalisées (avec le numéro de téléphone en question), qu’il pourra diffuser comme il l’entend. Il dispose également d’une boîte vocale qu’il peut interroger gratuitement et à partir de laquelle il peut recontacter sans frais les personnes qui lui ont laissé des messages.

Le service est actuellement testé par 200 usagers à Paris et en Rhône-Alpes, par l’intermédiaire de 12 centres d’expérimentation. Les premiers déploiements dans d’autres villes, notamment à Bordeaux, sont prévus au troisième trimestre 2009 et seront en partie soutenus par… SFR !

Pour en savoir plus, téléchargez le guide de présentation de Reconnect.

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Lancement imminent d’Adie Connect, plateforme de microcrédits en ligne

04/05/2009

adie-connectOn peut le lire çà et  : l’Adie va lancer très prochainement Adie Connect, plateforme online qui permettra aux personnes en situation de précarité de souscrire à un microcrédit en ligne afin de créer leur propre activité. Les crédits qu’octroiera Adie Connect ne dépasseront pas les 2000 €. Pour les microcrédits plus importants, le communiqué de presse indique que le site « orientera directement les créateurs vers l’agence Adie la plus proche de leur domicile ».

Au-delà de l’octroi de prêts, Adie Connect proposera des outils pratiques pour la gestion d’entreprise, ainsi que la liste des formations organisées dans le réseau Adie. L’objectif : « permettre aux créateurs de disposer enfin d’un accès simplifié à une offre complète, et de pouvoir dénicher à chaque instant la bonne information à un seul endroit ».

A noter également, le volet communautaire qu’entend développer Adie Connect et qui devra « agréger une communauté de créateurs financés grâce aux microcrédits afin d’échanger leurs bonnes pratiques et leurs expériences ». La communauté permettra également « de mobiliser les individus sensibles aux problématiques liées au microcrédit, afin de créer un comité de soutien autour du microcrédit et de sa pertinence comme solution au problème de l’emploi ».

Plus d’informations dès le lancement officiel du site (qui devait se faire en avril, mais qui est finalement annoncé pour le mois de mai).

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L’entrepreneuriat social au Club ESSEC… et l’ESS à Sciences Po

23/04/2009

La semaine prochaine sera placée sous le signe de l’entrepreneuriat social et de l’ESS dans les grandes écoles et leurs clubs.

En effet, le Club ESSEC Entrepreneuriat Social et le Club Management de l’Innovation Sociale de Sciences Po Lille organisent le 27 avril prochain à 19h, une conférence sur le thème « Changer d’échelle : un défi pour l’entrepreneuriat social ». 

En partenariat avec le club Management et société de l’INSEAD, La Ruche, l’AVISE et Ashoka, la conférence dressera un panorama des enjeux et des risques du développement de l’entrepreneuriat social. L’objectif sera d’apporter un éclairage concret à partir d’exemples d’entreprises sociales qui se trouvent dans une phase de développement ou qui ont réussi leur changement d’échelle. La question du financement sera également abordée principalement à travers les témoignages des acteurs qui ont été accompagnés dans leur expansion par différents investisseurs. 

L’IEP de Paris organise quant à lui, le forum de l’économie sociale et solidaire. Avec cette manifestation, qui se tiendra le 30 avril de 14h à 17h, Sciences Po Paris entend faire découvrir aux étudiants les métiers de l’économie sociale et solidaire (qui, il faut le dire, sont encore bien méconnus rue Saint-Guillaume).

Organisé par l’association Attac Sciences Po, le forum aura pour objectif d’informer, intéresser et orienter sur l’ESS. Il s’adresse tout particulièrement aux étudiants des formations supérieures et aux lycéens et jeunes des quartiers populaires.

Renseignements pratiques : 

  • Pour la manifestation du Club ESSEC Entrepreneuriat Social, télécharger le programme et le coupon réponse
  • Pour s’inscrire au forum de l’ESS à Sciences Po : baptiste.bloch@sciences-po.org

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« L’économie solidaire n’est pas une idéologie ! »

13/04/2009

eric-lavilluniere-2Cette année, le 4ème forum « Globalisation de la Solidarité » se tiendra au Luxembourg du 22 au 25 avril et s’intitulera LUX09. Ces rencontres s’intéresseront aux innovations de l’économie sociale et solidaire. J’ai interrogé Eric Lavillunière, coordinateur général de l’événement et chargé de direction de l’Institut Européen de l’Economie Solidaire (INEES). A quelques jours de LUX09, voici le fruit de nos échanges.

Vous qui avez une vision internationale de la situation, pouvez-vous nous dresser un panorama de l’économie solidaire dans le monde ?
A l’échelle mondiale, les situations sont très différentes. En Amérique latine – Brésil en tête -, l’économie solidaire a toute sa place et sa légitimité. Il existe par exemple des plateformes nationales d’économie solidaire et les politiques publiques de soutien y sont une réalité. Au Canada, pour ne pas dire au Québec, le contexte est également favorable grâce à des politiques publiques de recherche, à des acteurs puissants et au développement économique communautaire, qui est une notion qu’on ne développe pas trop en Europe.

Pour l’Afrique, c’est un peu plus compliqué. On voit bien qu’il y a de plus en plus de coopératives qui se développent. Mais les difficultés à s’organiser de façon autonome sont réelles. Les organisations d’économie solidaire sont souvent sous perfusion économique des ONG. Ce qui est encourageant, c’est qu’au niveau des initiatives, ça bouge vraiment !

L’Asie, quant à elle, s’éveille par l’entrée « commerce équitable ». Elle est très active notamment en Inde, au Népal ou aux Philippines. D’ailleurs les prochaines rencontres « Globalisation de la Solidarité » se feront aux Philippines.

Enfin, parlons de l’Europe et de ses grandes disparités… Si l’on regarde au niveau des politiques publiques nationales, c’est le désert. Aujourd’hui, aucun pays n’a de politique en faveur de l’économie solidaire digne de ce nom. A part peut-être le Luxembourg, qui est centré essentiellement sur les initiatives pour l’emploi. En revanche, au niveau local, dans les pays latins, la reconnaissance de l’économie solidaire s’accroît. En France, comme en Italie, en Espagne ou encore en Belgique, il existe des élus à l’économie solidaire avec des politiques de soutien des réseaux. C’est plutôt positif. L’enjeu à présent est de sensibiliser les pays du Nord et de l’Est à l’économie solidaire.

L’un des objectifs des rencontres « Globalisation de la solidarité » est d’augmenter la légitimité institutionnelle de l’économie sociale et solidaire. 10 ans après les premières rencontres de Lima, diriez-vous que cet objectif est atteint ?
Comme je l’ai dit, la situation n’est pas la même partout. En tout cas, avec ce contexte de crise mondiale, on pensait que les décideurs allaient commencer à réfléchir autrement. Mais ce n’est pas flagrant. On le voit avec ce qui est sorti du G20. On met les rustines partout où ça fuit et on se crispe sur un modèle que d’aucuns pensent à bout de souffle. L’idée n’est pas de dire qu’il y a un bon modèle et un autre qui est mauvais. Mais on devrait davantage s’interroger !

Le fait que le niveau de reconnaissance de l’économie sociale et solidaire ne soit pas à la hauteur des espérances n’amène-t-il pas à s’interroger sur la capacité des acteurs à valoriser leurs initiatives ?
On peut vraisemblablement améliorer notre façon de communiquer, certes. Mais le problème c’est que nous sommes dans un système où les schémas traditionnels ont complètement imprégné la pensée. Il suffit de voir comment est enseignée l’économie à l’université ou dans les grandes écoles. Il nous faut mener un travail de longue haleine pour que les mentalités changent. Nous devons faire de la pédagogie. 

article-tageblatt

Mais les choses avancent ! Par exemple, au Luxembourg l’économie solidaire a droit à une rubrique tous les quinze jours dans un quotidien national, le Tageblatt. C’est le résultat d’un partenariat que nous avons noué avec le journal. Il faut rester optimiste. 

On sent par ailleurs que nous sommes dans le sens de l’histoire. On le voit bien avec les questions qui se posent sur le développement durable, l’environnement. On ne peut plus continuer avec les vieilles antiennes.
On constate que les choses évoluent également au niveau des acteurs. Par exemple, lors du dernier Forum social de Belém, il y avait un village consacré à l’économie solidaire, de nombreux débats et forums y étaient organisés. Le Forum social mondial a d’ailleurs passé une étape : les participants ne sont plus dans la contestation. Ils réfléchissent à présent aux alternatives économiques.

Quel serait selon vous le discours à adopter auprès des décideurs pour valoriser au mieux l’économie solidaire ?
Il nous faut positionner l’économie solidaire comme le troisième pilier économique. Le discours consiste à dire qu’il y a une série d’activités qui ne sont préemptées ni par le marché, ni par l’Etat, ce qui laisse une place pour des acteurs dont les initiatives citoyennes améliorent la qualité de vie au cœur des territoires. Le challenge est de faire comprendre qu’il ne s’agit pas là de politique sociale mais d’investissement économique. Nous devons donc pouvoir apporter la preuve de ce que génère chaque euro investi dans l’économie solidaire. Pour cela, on ne doit pas avoir peur de faire appel aux indicateurs classiques. On peut très bien dire aux décideurs politiques : « en fonction de vos objectifs de croissance, voila ce qu’investir dans l’économie solidaire peut rapporter ».

Pour finir, pouvez-vous nous en dire davantage sur LUX09 ?
L’ambition de cette édition est de démontrer qu’une autre économie existe. Pour cela nous avons programmé ateliers et plénières sur trois jours. Le 23 avril est ainsi dédié à l’apport d’expériences, à l’illustration par l’exemple. Le jour suivant est consacré aux débats. L’objectif de la dernière journée est de formaliser des propositions concrètes. Nous attendons 1000 participants (dont 200 luxembourgeois, 400 européens et 400 personnes du reste du monde). La priorité n’est pas donnée au nombre mais plutôt à la diversité. Avec LUX09, nous entendons réaffirmer que l’économie solidaire n’est pas une idéologie, mais qu’elle s’appuie sur des pratiques, des penseurs et des acteurs de terrain qui peuvent participer à la refonte d’un système qu’il faut revoir en profondeur.

solidairtv

Cliquer ici pour accéder aux articles sur l’économie solidaire parus dans le Tageblatt (et d’autres médias).

Plusieurs vidéos concernant LUX09 sont disponibles sur SolidairTV (chaîne “Economie sociale”).


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50 bloggers en direct du G20

31/03/2009

g20voiceNe serait-ce déjà pas le signe d’un changement ? Alors que les grand-messes internationales nous ont  habitués à des communiqués officiels souvent creux et éloignés de la réalité des débats, le sommet du G20 de Londres marque sa différence.

En effet, 50 bloggers issus d’ONG vont rendre compte en direct de l’avancée des discussions sur le site G20Voice. Ils assisteront ainsi à toutes les tables rondes et auront la possibilité d’interviewer les dirigeants.

Parmi ces 50 reporters d’un genre nouveau qui ont été sélectionnés par la blogosphère, on citera Kumi Naidoo de la Coalition Against Poverty, le chroniqueur économique chinois Rui Chenggang, ou encore le Nigérien, Sokari Ekine.

Au-delà de l’opération de communication que peut constituer G20Voice, cette initiative montre que les lignes bougent et que les bloggers émanant des ONG ont gagné en crédibilité. Ils sont à présent perçus comme de véritables relais d’opinion. Notons cependant que les bloggers invités ne sont pas connus pour être de farouches opposants au système capitaliste. A quand un blogger issu d’ATTAC ou du mouvement syndical présent dans ce type de manifestation ?

Suivre les bloggers sur Twitter, YouTube ou Flickr.

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Le Skoll World Forum on Social Entrepreneurship du 25 au 27 mars à Londres

25/03/2009

La 6ème édition du Skoll World Forum on Social Entrepreneurship se tient actuellement à Londres jusqu’au 27 mars. Il réunit les principaux acteurs de l’entreprenariat social. Près de 750 représentants de plus de 65 pays sont attendus sur le campus de Saïd Business School, l’école de management de l’Université d’Oxford pour échanger sur les solutions innovantes que propose l’entrepreneuriat social.

Cette année, le forum sera placé sous le signe de la « Remise en Cause de la Dynamique des Pouvoirs ». Quelques exemples d’ateliers et de conférences :

  • L’impact de l’innovation sociale sur les structures de pouvoir traditionnel
  • L’action des entrepreneurs sociaux pour le développement de solutions innovantes pour surmonter les problèmes globaux comme la santé, l’agriculture et l’éducation au sein des communautés du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord
  • Le rôle de l’entreprenariat social au féminin
  • L’utilisation des réseaux sociaux en ligne et des technologies mobiles pour étendre l’action locale à un niveau global

Plus d’information sur le site internet du Forum.

Présentation du social entrepreneurship et du Forum en vidéo :

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Lancement du 2ème Printemps pour une économie équitable

20/03/2009

affiche-printemps-economie-equitableLe 2ème Printemps pour une économie équitable aura lieu du 21 mars au 21 juin 2009. Le collectif organisateur – composé d’associations et de coopératives – propose une série de rencontres et de débats publics à travers toute la France.

L’objectif de cette opération : mettre en valeur des initiatives économiques alternatives et solidaires dont « les médias grand public ne rendent quasiment jamais compte ». Au programme : débats, marchés solidaires, concerts, projections de films…

Alors que la première édition était consacrée au commerce équitable, cette 2ème édition concerne davantage de secteurs économiques. Avec des représentants du commerce équitable bien sûr, mais également de l’entrepreneuriat social, de l’agriculture bio ou encore de la musique éthique, cet événement offre un beau panorama de l’économie solidaire. On espère que la troisième édition sera encore plus représentative de l’ESS…

Je vous conseille le blog de l’événement. Vous y retrouverez la liste des manifestations, une médiathèque (vidéos, images…) et une présentation de tous les organisateurs.

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Création d’une collection de livres consacrés aux entrepreneurs sociaux

19/02/2009

Depuis le 5 février dernier, on peut trouver dans toutes les bonnes librairies les deux premiers ouvrages de la collection « Conversations solidaires », lancée par la maison d’édition Rue de l’Echiquier. Objectif : brosser le portrait d’entrepreneurs sociaux et leur donner la parole, le tout pour faire découvrir des initiatives de l’économie sociale et solidaire.

Conversation solidaireLes deux premiers tomes sont consacrés à Jean-Guy Henckel du réseau Cocagne et à Pierre Duponchel, créateur du Relais. Le lecteur pourra ainsi comprendre comment le premier a réussi à imaginer puis à rendre viable un dispositif alliant agriculture bio et insertion et comment le second a pu développer une association qui emploie aujourd’hui 1350 personnes en France, au Burkina Faso et à Madagascar qui trient, collectent et recyclent des vêtements usagés.

Bien entendu, on ne peut que se réjouir d’une telle initiative puisqu’elle illustre très concrètement la réalité de l’entrepreneuriat social. Les prochains opus seront consacrés à Jean-Marc Borello, du Groupe SOS, à François Marty, fondateur de Chenelet et pionnier du logement social écologique et à Catherine Enjolet, de l’association des Parrains par’ Mille.

A lire : Pierre Duponchel, Le Relais envers et contre tout et Jean-Guy Henckel, Dans un pays de Cocagne publiés par la maison d’édition Rue de l’Echiquier. Extraits téléchargeables sur le site internet de l’éditeur.

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